lundi, novembre 23, 2020
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Coronavirus et le transport inter urbain : Une pilule sucrée et amère à la fois !

Les mesures édictées par le Président Alpha Condé sont perçues par les chauffeurs des trajets inter urbain comme une pilule sucrée et amère à la fois.

Ce samedi, à la gare routière de Bambeto, le Park était vide, on retrouve peu des passagers. Les responsables syndicaux qui gèrent ce parking s’activent pour l’application des mesures sanitaires annoncées par le Président Alpha Condé.

El Hadj Mamadou Yaya Baldé, le secrétaire général adjoint de la fédération syndicale professionnelle du transport et mécanique générale, évoque quelques dispositions qu’ils ont prises.

« Quand le président de la République prend un décret concernant la sécurisation de ses citoyens, nous n’avons pas à faire autre si ce n’est que d’appuyer, d’accompagner parce que ça y va de notre intérêt. Dans l’intérêt de tout un chacun. C’est dans ce cas que nous avons pris des dispositions non seulement le lavage des mains dans l’enceinte de la gare routière et nous avons donné des instructions à tous nos représentants. Nous leur avons dit de prendre les dispositions conformément aux recommandations de la confédération nationale des travailleurs de Guinée la CNTG puisque syndicalement nous relevons de la CNTG » a-t-il fait savoir.

Concernant cette mesure demandant aux chauffeurs de limiter le nombre de passagers Mamadou Yaya Baldé dit que les chauffeurs sont fortement préoccupés par cette situation. Sans une mesure d’accompagnent, il est impossible pour eux d’appliquer ces instructions.

« Un véhicule qui devait amener 6 personnes, quand on dit que ce véhicule n’a qu’à transporter 3 personnes, il faudrait qu’il y ait une mesure d’accompagnement sinon c’est impossible. Je prends un exemple d’ici Mamou, le prix c’est 70.000fg le transport initialement fait, ce qu’on a l’habitude de faire. Aujourd’hui, avec les 3 personnes, c’est 210.000fg. Ces 210.000fg font  21 litres d’essence. Est-ce que cela pourrait l’amener à Mamou ? Et le chauffeur travaille pour avoir quelque chose et s’il ne gagne rien, au moins qu’il puisse rentrer en possession de son carburant » a-t-il souligné.

Un chauffeur qui roule sur l’axe Dalaba-Conakry qui a accepté d’intervenir sous l’anonymat explique le calvaire qu’ils traversent pendant cette période.

 » Nous ne gagnons pas de passagers. Depuis le matin, il n y a qu’un seul véhicule qui est sorti. C’est le deuxième véhicule qui s’est présenté. Les gens ne sortent pas, tout le monde a peur de la maladie » dit-il.

                                                                                      Par Mamadou Baïlo Diaguissa Sow pour couleurguinee.

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