Le couvre-feu, c’est certainement sur le reste du territoire national. En tout cas pas à Kassonyah, cette jolie bourgade coincée là-bas dans une petite presqu’île entre Sanoyah et Maneyah, dans la Préfecture de Coyah. Ici, le couvre-feu n’est pas à l’ordre du jour.  De 20heures à 6heures du matin, c’est l’ambiance habituelle. Ca veille, ça vent, ça joue loin de toute restriction.

Chacun vaque à ses affaires nocturnes, les boutiques et magasins ouvrent jusqu’à minuit presque. Les jeunes de cette localité disent qu’ils ne sont pas concernés, car ce coin est loin de la nationale numéro 1.

« Ici parfois, je reste jusqu’à 00h, sans problème, ni contrainte. Nous ici, depuis le début du couvre-feu, tout le monde fait ce qu’il veut. Le premier jour, on l’a observé car c’était le premier. Mais, depuis, on l’a plus observé » dit un boutiquier ?

« Depuis le début du couvre-feu, je sors de chez moi comme d’habitude, je pars chez mes amis parfois on fait le thé jusqu’à 3 heures du matin et je rentre chez moi sans crainte » révèle Abdoul Gadiri, étudiant. Il semble que le commissariat de police de Kassonyah voit ce spectacle et laisse faire par ces temps de l’état d’urgence sanitaire.

Par Abdourahmane Baldé pour Couleurguinée.info