Abdoulaye Kourouma, le président du parti Rassemblement pour la Renaissance et le Développement RRD a été exclu, à travers un vote, du Bureau de l’Assemblée nationale.

Selon lui, tout est parti de ce qu’il appelle la fameuse constitution.

« Nous avons posé la question de savoir laquelle des constitutions on allait appliquer pour les lois organiques, tout est parti de là. Quand, j’ai demandé de clarifier cette histoire de constitution, on nous a dit soit on laisse tomber ce problème de constitution, soit on sort du bureau de l’Assemblée nationale. Nous avons répondu que nous allons suivre le combat jusqu’au bout et que cette question de constitution doit être vraiment expliquée. Ils ont ainsi mis la menace en exécution » explique ce parlementaire. Il se dit victime d’un règlement intérieur fantaisiste au Parlement. Pour l’exclure simplement.

« Vous avez l’article 17 et l’article 20 de l’ancien règlement intérieur qui dit que le bureau est élu pour un mandat d’un an renouvelable et que l’élection du bureau, c’est au début de la session. Et là, c’est le début qui a été modifié, pas la fin. Il n’y a pas grand-chose au niveau des règlements antérieurs. Ils sont passés de sept à cinq vices Présidents. Plus les avantages de l’ancien président de l’Assemblée nationale. On était devenu vraiment quelqu’un à neutraliser parce qu’on n’avait pas les mêmes positions en fonction de la modification des lois organiques pour donner un avantage à un système ou à un individu » dit Abdoulaye Kourouma.

Selon lui, c’est à une plénière du groupe parlementaire de la majorité présidentielle qu’on l’a récusé au profit de la candidature d’un autre membre du Rpg arc en ciel

« Chacun doit être en parfaite harmonie avec sa conscience. Je ne suis pas venu pour accompagner l’installation d’un pouvoir ou un système dictatorial. Mon rôle, c’est dénoncer, défendre les lois censées être défendues. Les députés pensent qu’ils sont venus pour s’enrichir et qu’ils doivent dire « oui » à tout. Moi, je ne suis pas un lâche qui n’est ni contre ni pour. Je sais assumer ma position. Donc, j’assume mon rôle d’opposition. Je dénonce la falsification. Je dénonce les lois qui donnent à un seul individu le droit de faire ce qu’il veut. Je n’ai que mon verbe à part ça, mon pouvoir est limité. Et si le député ne dénonce pas qu’est-ce qu’il peut faire ? »

Abdoulaye Kourouma n’a qu’un seul regret :

« Le seul regret que j’ai, c’est le fait que l’UFDG n’est pas au parlement pour nous aider à bloquer certaines lois organiques. Si vous prenez aujourd’hui les lois organiques qui régissent la cour constitutionnelle, les 9 membres, le Président choisit cinq membres,  le président de l’Assemblée nationale trois membres. Le président nomme le président et le vice-président. L’Assemblée peut être dissous à tout moment par le président de la République avant c’était trois ans après » conclut-il.

                                                             Par Aissatou Diallo pour couleurguinee