Coronavirus et les grèves ont impacté l’année scolaire. Mais, le taux de réussite au baccalauréat est jugé acceptable par Aboubacar Sidiki Camara le chargé de communication du MENA. Et il se justifie.

« J’ai pensé plutôt que cette pandémie a été un facteur positif qui aurait contribué largement à la réussite. Quand les candidats sont restés à la maison pour deux mois, voire trois mois, ils ont le souci, ils savent qu’ils doivent affronter l’examen. Je pense que certains n’ayant pas reçu des cours directement en classe ont pris des dispositions particulières à leur niveau” dit-il.

Et d’enchainer: “Beaucoup de parents, nous avons la certitude, ont pris des dispositions particulières en cherchant des répétiteurs pour les candidats à la maison. Donc, j’ai plutôt dit que cette pandémie qui a obligé les enseignants et les élèves à rester à la maison pour un moment donné a dû être une opportunité pour un bon nombre de candidats  »

Sidiki Camara est aussi revenu sur les cours à distance initiés par son département qui selon lui ont aussi aidé ces bacheliers.

« C’est vrai que tous n’ont pas bénéficié, mais nous estimons que ceux qui se sont intéressés à ces cours là ont tiré le bon profit. Donc, c’est entre autres, des facteurs qu’il ne faut pas du tout voir dans le sens négatif, mais plutôt positif » dit-il

La sortie des résultats a coïncidé avec une période de campagne électorale. D’aucuns pensent que cette hausse n’est pas fortuite. Ce chargé de communication du MENA a sa réponse à ces supputations

« Que quelqu’un pense que c’est un arrangement qu’il en apporte la preuve. C’est facile de s’asseoir et dire que oui ils ont dû arranger pour faire ceci ou cela, les politiciens ont leur langage, d’autres ont leur langue. Je ne rentre pas dans ces commentaires » a-t-il coupé court.

Par Abdul Karim Barry Pour couleurguinee.info