En raison de la pandémie qui sévit à travers le monde, le prix du baril à l’international a baissé. Il est vendu à moins de 21 dollars. Hier à travers un décret lu à la télévision nationale, le prix du litre à la pompe passe désormais à 9000fg. Soit une réduction de 1000fg.

Ce mercredi, Abdoulaye Sow, Secrétaire général de l’USTG, joint au téléphone dans l’émission œil de lynx a  qualifié cette réduction d’une petite avancée mais pense que l’état aurait dû faire plus d’effort « C’est une petite avancée de fait qu’on ait baissé le prix du carburant de 1000fg. Donc, l’Etat devrait faire plus d’effort, il l’a fait maintenant parce que récemment nous avions fait une étude de la structure du prix du carburant jusqu’à la pompe. L’Etat percevait environ 3000fg par litre. Ceci étant, l’Etat doit faire un effort qui puisse être proche du prix du carburant à l’échelle internationale aujourd’hui si non c’est vraiment insignifiant » a-t-il indiqué.

Abdoulaye Sow, poursuit « Quand vous regardez la structure du prix aujourd’hui, vous regardez le prix du baril qui est à 20 dollars au niveau international, moi je pense qu’on pourrait le vendre toutes proportions gardées à 7000fg. Ça veut dire que, on pouvait occasionner une baisse de 3000fg » souligne t-il.

Dansa Kourouma, président du CNOSC, quant à lui, dit que cette réduction est une déception au regard de la situation que traverse le peuple de Guinée « Il faut reconnaître qu’après cette réduction, le sentiment général qui se dégage chez nos concitoyens est un sentiment de déception. Quand on connaît le niveau de réduction du prix du baril, quand on connaît la conjoncture socio-économique actuelle du pays et d’ailleurs la conjoncture mondiale qui est particulièrement difficile pour les pays à revenu faible ou intermédiaire. Alors l’Etat doit être beaucoup plus présent du côté de la population. Donc, on estime que c’est un effort. Réduire 1000fg est perçu par la majeure partie de nos concitoyens comme un effort qui n’a pas d’impact sur les situations actuelles » a-t-il fait savoir.

Dansa Kourouma pense qu’à ce stade l’Etat devrait renoncer à ses économies pour mobiliser un maximum des ressources afin de faire face à cette pandémie de Covid-19 « Je suis dans une logique que l’Etat doit renoncer à ses économies à ce stade. C’est-à-dire l’Etat perçoit des avantages sur les produits pétroliers. Ces avantages là, l’Etat doit y renoncer et la masse obtenue devrait être divisée en deux. Une partie appliquée sur la réduction du prix du litre à la pompe. Et une partie doit être reversée dans le compte de l’ANSS pour mieux structurer la riposte contre la pandémie. Le prix pouvait être baissé à la pompe en dessous de 8000fg » estime t-il.

Par Mamadou Baïlo Diaguissa Sow pour couleurguinee.info