Au barrage de contrôle situé à Coyah, précisément à Kouria, les interdictions de toutes  entrées et sorties de véhicules sont peu suivies.

Certains usagers passent des jours à ces endroits alors que d’autres paient des montants faramineux pour poursuivre leur chemin.

Des véhicules et des motos cyclistes sont rangés au poste de contrôle érigé à Kouria, dans la préfecture de Coyah. Des transporteurs et des usagers ont passé des jours sur place. Certains transportent des denrées périssables qui entrent déjà en putréfaction. Des agents de la sécurité routière munis de chicotes ne tergiversent pas.

Pas de passage. Des chauffeurs qui transportent des passagers subissent les rigueurs de ces agents. Mais, il y a une deuxième catégorie de personnes qui brandissent des ordres de mission et des documents délivrés par les corps armés et qui passent sans problèmes.

Une troisième catégorie passe par la corruption. Ils payent de l’argent. Des montants qui varient entre 20 et 200mille francs guinéens, ca dépend du poids et de la valeur de l’engin. Et ils passent.

Des chauffeurs qui sont bloqués à ce barrage pendant des jours nous ont confié que les agents leur ont dit que s’ils parviennent à se munir d’un laisser passer, ils continueront leur chemin. Et ce document est délivré par le ministère des transports ajoutent-ils. Certains de ces chauffeurs rencontrés nous ont confié que des parents mènent les démarches à Conakry pour l’obtention de ce  document.

À la sortie de la commune urbaine de Coyah, un autre barrage est implanté pour empêcher toute sortie. À ce niveau, des agents sont visibles avec des chicotes. Ils intimident des conducteurs avant de leur demander de payer de l’argent s’ils veulent passer. Là également le montant varie entre 20mille et 200mille francs guinéens.

Le colonel en charge de la coordination de ces différents barrages n’a pas voulu se prêter à nos questions. Il se dit  très occupé dans l’exercice de sa fonction.

Par Mamady Cherif pour couleurguinee