L’axe Conakry-Mamou est devenu un chemin de croix pour les passagers. Des ouvrages de franchissements, des déviations, et des retraits de bitume exécutés par l’entreprise en charge de la nouvelle route pose problème. Les plaintes sont légions.

 

Selon une bonne frange de personnes qui se rendent à l’intérieur du pays, les difficultés commencent à la sortie de Coyah. Précisément à partir de l’Usine de Eau Coyah. De là-bas jusqu’à Mamou, c’est la souffrance.

Parmi les zones rouges figure la localité appelée Yombokhouré.  Sur le parcours, partout, ils ont enlevé le goudron et verser la latérite, les gros porteurs s’embourbent. Parfois, ces camions paralysent la circulation.

La semaine dernière, un camion tombé en panne à Yombokhouré a bloqué le passage dans les deux sens. Une file interminable de véhicule s’est formée. Il a fallu des heures et des heures pour dégager le camion.

La latérite a rendu glissante la chaussée. « Tu ne peux pas appuyer le frein. Sinon, tu vas dans le décor ! » nous a dit un usager. Une femme a pris place à bord d’un taxi hier mercredi. Elle partait à un baptême à Kindia. Son mari l’a embarqué à 10heures, à la routière de Bambeto, c’est finalement à 2heures du matin qu’elle est arrivée à Kindia ville. Des exemples pareils ne finissent pas. Les plaintes sont nombreuses. « Conakry risque d’être coupé du reste du pays. S’il pleut abondamment des ponts vont céder » nous a confié un autre passager.

Par Mamady Cherif pour couleurguinee.info