Dans la haute banlieue de Conakry, clients et commerçants se plaignent de la flambée des prix des transports et des denrées de première nécessité.

Depuis le communiqué faisant état des restrictions suite à la pandémie et instaurant des mesures de prévention, commerçants et clients de la haute banlieue de Conakry tirent le Diable par la queue. Entre flambée du prix de transport et  celui des condiments et marchandises dans les magasins et marché, les populations ne savent plus à quel saint se vouer.

Aïssatou, commerçante au marché de Kassonyah ne se retrouve pas.

« Nous partons au grand marché au Km36 pour nous approvisionnés, c’est ce que nous ramenons chez nous pour revendre aux gens de notre quartier. Mais, en ce moment le transport a grimpé. Avant, on ne payait que 4000fg ou 5000fg mais maintenant nous sommes obligés de payer jusqu’à 8000fg pour transporter les marchandises du Km 36 pour au marché de Kassonyah, avec ça on est obligé d’augmenter les prix. Je lance un message au gouvernement pour nous aider » A t- elle révélé

Une autre commerçante à SANOYAH secteur Dondoli khouré nous fait savoir que le transport de Km 36 à Dondoli khouré est monté de 3000fg à 6000fg et que cela l’inquiète vraiment.

Kadiatou Baldé, cliente nous explique ses difficultés « les prix ont vraiment grimpé, maintenant le sac de riz se vend à 300.000fg dans le quartier tandis que au km 36 c’est à 290.000 fg, les prix de tous les condiments sont majorés de 500fg. C’est vraiment devenu inquiétant ».

À signaler que la population craint un éventuel confinement général, vu la tournure que les choses prennent dans ce pays

                                                                  Par Abdourahmane Baldé pour couleurguinee.Info