La grève du syndicat des transporteurs déclenchée ce lundi a pénalisé les citoyens. Les chauffeurs de taxis s’insurgent contre la décision du gouvernement guinéen de réduire les passagers dans les taxis, sans mesures d’accompagnement.

Plusieurs citoyens ont marché pour rallier un point à un autre. C’est le cas de Mamadou Lamarana Bah, rencontré au rond-point Bambéto.

« Depuis 8 heures, je suis arrêté là, pour trouver un taxi, parce que j’ai un programme urgent en ville. Mais, je ne vois aucun taxi sur la route, et je n’ai pas d’argent pour payer un conducteur de taxi moto. Il me dit d’ici la ville ; c’est 50 mille francs guinéens. Vraiment, je ne sais quoi faire maintenant » dit-il.

Par contre, maître Moussa Barry, taximan rencontré au parc de Bambéto, justifie cette décision des chauffeurs.

« Nous, c’est nos syndicats qui nous ont demandé de ne pas travailler aujourd’hui et jusqu’à ce que nos responsables syndicats essaient de s’entendre avec le gouvernement, sur le prix du litre du carburant. L’autre fois, le président de la république a, dans une sortie, à la télévision nationale, dit que le taxi doit prendre deux derrière, un devant, et sept pour les mini bus. Cette décision ne nous arrange pas s’ils ne  diminuent pas le prix du carburant et si nous travaillons comme ça, ce n’est pas bénéfique pour nous. C’est à cause de cela que nous avons pris la décision ensemble de ne pas travailler pour le moment ».

Conséquence : Du rond-point Lambanyi à la Cité Enco 5, aucun taxi ne circulait.  Seuls les taxis motos sont visibles dans la circulation. Sur la route le prince, également pas de taxi ville, notamment de la cité enco5 à la Cimenterie.

Les taxis motards ont profité de cette situation pour hausser le prix du transport. A Lambanyi, les prix se négociaient à 5000fg le tronçon et pour arriver à Sonfonia, il te faut avoir entre 15000fg et 20000fg.

                                                Par Mamadou Yaya Bah et Aissatou Alhassane Diallo pour couleurguinee