Elles sont de jeunes filles, joviales et très jolies. On n’apprend qu’elles sont des Nigériennes. Des nomades pour être complet. Elles se déploient tous les matins le long de grandes artères de la capitale. Aux heures de pointe. A la faveur des embouteillages, elles se mettent à quémander. Pour se faire entendre, elles ont appris les langues locales les plus parlées : Soussou, Poular et Malinké. Elles s’accrochent aux passants pour quémander des billets de banque.

Ce qui est frappant, c’est que tous les matins, les parents de ces fillettes les réunissent pour donner des consignes. C’est comme un conseil de rédaction matinal. Ils parlent leur dialecte ? On ne comprend pas ce qu’ils disent. Mais, c’est sûr que les parents donnent des consignes. Disent à leur progéniture comment quémander en toute sécurité. Quels sont les pas à ne pas franchir, certainement.

Ce mercredi 24 juin 2020, aux environs de 8 heures à Cosa, elles étaient bien en place. Un groupe de fillettes nigériennes était autour d’une de leurs mamans nigériennes. La réunion des consignes était animée. Puis, elles se sont dispersées, chacune est allée à sa place. Les périodes de mobilisation de fonds, c’est de 14h à 18heures.

Les fonds récoltés sont mis à la disposition des parents. Ces nigériennes vivent de cette pratique. Elles ne causent aucun problème à qui que ce soit. Autre phénomène qui saute à l’œil : On ne voit pratiquement jamais les pères.

                                                 Par Alpha Oumar Diallo pour couleurguinee

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