Des habitants de Kankan se sont mobilisés pour la démolition de la mosquée de l’imam Nanfo Ismaël Diaby. Un imam qui a dirigé la prière dans une mosquée en langue N’ko, puis en langue malinké

Cette démolition a suscité beaucoup de réactions. Les autorités religieuses ont condamné toute forme d’usage de la prière dans une langue quelconque. Elles signalent à ce niveau que seul le coran et les termes prônés par le Prophète Mohamet PSL peuvent être utilisés dans la prière.

“La prière ne peut être effectuée que par le Coran et tels que les versets sont inscrits. C’est impossible voire même inadmissible d’utiliser une langue quelconque dans l’accomplissement de la prière. Non, pas avec la langue arabe, en interprétant les versets avec d’autres termes Arabes. Même si celle-ci est faite dans la langue arabe, si les termes utilisés ne sont pas ceux du coran, la prière ne sera jamais valable. Tellement l’affaire de la prière est cadrée, même si tu utilises un autre synonyme du terme “Allahou Akbar” en arabe pour rentrer dans la prière, cela ne te servira à rien. Il faut uniquement ce terme”. Conseille Dr Alhousseiny Diallo, ancien inspecteur général de la ligue islamique et professeur en charge de langue arabe à l’Université Général Lansana Conté de Sonfonia

Il a signalé que Dieu dans le coran a prescrit des lourdes sanctions pour des personnes qui désobéissent le Prophète et se livrent à ces genres de pratiques qui, pour lui, sont des sabotages. Cette prescription dit-il peut-être lue dans la sourate 04 (les femmes), verset 115.

Il a également appelé les autorités religieuses à renforcer leurs missions dans la gestion de ces genres de pratiques. Parce que dit-il, si des pratiques de tel genre sont constatées dans une mosquée, la première des choses à faire, c’est d’interdire et suspendre toute sortes d’activités de la mosquée avant de passer à autre chose.

 Par Mamadou Sanoussy Diallo pour couleurguinee.info