Cette épidémie pouvait restaurer la confiance entre gouvernés et gouvernants d’une part, les forces de sécurité et la population d’autre part.  Mais, la réalité semble tout autre en Espagne.  Cette crise de confiance est aussi dans tous les pays. Et pourtant, les déclarations des Hommes politiques nous font croire que tous les citoyens sont traités de la même manière. Mais, la vérité est tout autre. Cet exemple dénoncé sur la page Facebook du Réseau anti racistes  et les médias locaux  d’Espagne pourrait illustrer cette situation.

La police de Barcelone a collé des amendes à ce réseau qui distribuait des denrées de première nécessité aux personnes démunies la semaine dernière. Les médias font allusion à 150 personnes en situation d’urgence qui dépendent de l’aide de ce collectif.

Quelques activistes parlent d’une stratégie gouvernementale fondée pour marginaliser et réprimer les pauvres Sans Domicile Fixes y compris à cettenépoque de confinement.

Il est évident qu’il y a des personnes qui s’approvisionnent en nourriture dans les poubelles actuellement. Mais, même à ces personnes, la police  espagnole n’hésite pas à coller des amendes.

Comment quelqu’un qui n’a pas pu s’octroyer une baguette de pain peut payer une amende pour avoir tenté sa chance dans les poubelles publiques ? S’interroge un observateur. C’est le cas d’une personne qui essayait de s’approvisionner en nourriture dans les poubelles, c’est là-bas que la police lui a collé une amende à Gracia, un quartier de Barcelona .

Pendant cet état d’urgence, nous devons être extrêmement vigilants afin d’empêcher l’établissement de méthodes totalitaires ou de criminalisation de la pauvreté. Il est bien d’exiger à la population de rester dans les maisons, mais aussi primordial de créer des mesures d’accompagnements concrètes qui doivent être là pour ceux qui vivent au jour le jour.

Il est clair qu’il faut surveiller la population pour freiner la propagation du virus qui nous coûte en vie et en économie. Mais, il est interdit de violenter une personne qui va chercher à manger. C’est ce qu’a confirmé le conseil municipal de la Bisbal de l’Empordà qui a retenu que deux agents ont tenté d’arrêter sous la menace d’une arme à feu deux jeunes d’origines africaines. L’équipe gouvernementale de cette localité a pris la décision d’écarter de ses rangs ces deux agents.

Les images prouvent que leur comportement était disproportionné. Il semble que certains agents de sécurité n’apprécient pas des visages non-blancs dans les rues. En tout cas, presque toutes les violences policières durant la quarantaine dénoncées par les ONG et les médias locaux sont portées sur des Africains, et des Arabes. Donc, des étrangers venant des pays du sud. Comme le cas de la violence policière à Bilbao, quelques semaine plus tard

De Barcelona, par Aliou Safiatou Diallo et Irene Cumplido Gavaldà pour couleurguinee