Pour caricaturer cette affaire sur la base de l’article 8 de l’ordonnance sur le référendum nous pouvons dire ceci : on soumet au peuple réduit aux militants du Rpg un texte A ou projet de Constitution, après le référendum on publie un texte B qu’on appelle nouvelle Constitution. Ou encore on présente au peuple un mouton après le référendum on sort une chèvre.

La ligne rouge est franchie en matière de violation du droit et de mépris à notre intelligence nationale.

Bonjour à tous,  politiquement cette décision de la Cour Constitutionnelle nous conforte dans notre lutte contre le changement anticonstitutionnel pour se maintenir au pouvoir. Car, si la Cour Constitutionnelle avait ordonné la promulgation du projet de Constitution publié en janvier dernier conformément à l’article 8 de l’ordonnance sur le référendum cela aurait donné satisfaction au barreau de Guinée et,  en même temps, un petit crédit à la nouvelle Constitution. Cette fuite en avant du pouvoir dans l’illégalité est certes inquiétante mais elle devrait nous galvaniser dans notre lutte pour le retour à un ordre constitutionnel normal.

Le barreau ayant déjà exigé publiquement le retrait de la Constitution falsifiée ne peut pas être acteur et complice de son application. Il se doit de réagir vigoureusement pour exiger le retour à un ordre constitutionnel normal.

Par Me Amadou Diallo, député du parti UFDG

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