Le ministre de la Santé et de l’hygiène publique et le Directeur Général de l’Agence nationale de Sécurité sanitaire ont fait ce lundi un état des lieux de la gestion de coronavirus. Il ressort que des progrès ont été enregistrés mais que des difficultés demeurent. Colonel Rémy Lamah a annoncé des perspectives pour lutter contre la pandémie.

Après la notification du premier cas de coronavirus en Guinée, un plan national de riposte a été annoncé. Quatre mois après, le ministre de la santé a fait un état des lieux de la composante sanitaire. Colonel Rémy LAMAH aborde le domaine de la logistique dans la deuxième phase de riposte.

«  Le dispositif mis en place nous a permis aujourd’hui de passer de deux à neuf centres de traitement dont 3 à l’intérieur du pays, de passer d’une capacité d’hospitalisation de 600 à 1200 lits. Notre capacité journalière de test est passée de 250 à 1000 ».

Des difficultés sont cependant rencontrées, confie le ministre. « Jusqu’à présent, il existe encore de contacts perdus de vue qui maintiennent la chaîne de contamination. A cela s’ajoute la réticence de certains malades à se rendre dans les centres de traitement, le non-respect des mesures barrières par la majorité de la population et certains de nos concitoyens continuent de nier l’existence de la maladie » regrette ce médecin militaire

Colonel Rémy LAMAH a évoqué de pistes pour une meilleure gestion de la pandémie. Ce sont : l’intégration du centre de recherche de Maférinyah dans le réseau des laboratoires, l’augmentation du nombre de site de prélèvement à Conakry et à l’intérieur du pays, l’utilisation du test de dépistage rapide, la mise en fonctionnement des centres de traitement épidémiologiques à l’intérieur du pays, l’expérimentation de nouveaux médicaments comme l’artimésia… »

Le Directeur Général de l’Agence nationale de Sécurité sanitaire a fait à cette rencontre un état des lieux de la campagne stop covid 19 en 60 jours mobilisons-nous. La stratégie stop covid 19 en 60 jours mobilisons-nous a connu un retard dans sa mise en œuvre. Il y a eu des difficultés de démarrage à cause de la mobilisation des ressources. Certains partenaires n’ont pas honoré leurs promesses. Et aussi l’identification de certains ménages nous a fait causer un retard de deux semaines… » reconnaît-il.

Par Mamady Cherif pour couleurguinee

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