A Conakry, la capitale guinéenne, les gestes barrières contre coronavirus ont été abandonnés par bon nombre de compatriotes.

Ce mardi 23 juin 2020, nous avons fait un long parcours pour voir le degré d’application des mesures d’urgences édictées par les autorités sanitaires.

Durant tout notre parcours qui a débuté au marcher Entag et qui se limite à Coyah centre, nous avons constaté un laisser aller dans l’application des mesures d’urgences qui sont  entre autres : la distanciation sociale, le port du masque obligatoire dans les lieux publics, la limitation des passagers dans les véhicules de transport et le couvre feu.

Du marché Entag à Coyah en passant par le Km 36, ces mesures sont respectées dans la parole et non dans le comportement. Chacun gère cette pandémie à sa manière et d’autres n’y croient même plus à son existence.

Aboubacar Soumah, un citoyen de Coyah martèle que cette pandémie n’existe pas, que c’est plutôt un fonds de commerce pour certains : «  Chez nous ici, il n’y a pas de coronavirus.  C’est pourquoi on ne porte pas les masques et personne ne va nous imposer cela parce que nous ne croyons plus à l’existence de cette maladie en Guinée. C’est pour cela je dis que c’est un fond de commerce qui favorise les autres »  martèle-t-il en langue soussou.

Une vendeuse d’eau en sachet au km 36 accuse les forces de l’ordre d’avoir utilisé la force, pour faire respecter ces mesures barrières « Il y a un proverbe qui dit en langue soussou ‘’ quant tu insultes ton petit frère tous les jours sans cesse,  un jour il va oser rembourser  pour lui  après  s’attendre à tout ‘’. C’est pour schématiser ce qui se passe actuellement entre nous les citoyens et les forces de l’ordre surtout dans le respect de ces mesures sanitaires».

Actuellement, les citoyen font semblant de respecter les mesures sanitaires tout en portant des masques sous le menton au vu et au su des agents qui semblent aussi avoir baissé les bras dans la lutte.

Par Alpha Oumar Diallo depuis Coyah pour couleurguinee.info