Les enseignants qui évoluent dans les écoles privées ne tarissent pas de mots pour clamer leur galère. Ibrahima Bah, en charge des cours de mathématiques dans une école de la place explique les difficultés qu’il rencontre depuis la fermeture des écoles.

«Franchement, depuis la fermeture des écoles, nous qui sommes dans les écoles privées, nous rencontrons d’énormes difficultés, parce que depuis cette annonce de la fermeture des écoles, nos écoles aussi ont fermé toutes les portes. Avant-hier, j’ai été dans l’école là où j’enseigne pour demander au directeur s’il peut nous payer et il me répond en disant eux aussi qu’ils n’ont pas d’argent et là où je suis comme ça, je ne sais pas où donner de la tête »

Lansana Fofana un autre enseignant abonde dans le même le sens. « Vraiment monsieur cette fermeture des écoles, c’est un casse-tête pour nous les enseignants. Hier, pour donner la dépense à ma femme, j’étais obligé d’appeler mon frère pour qu’il m’envoie un peu d’argent pour que je puisse donner la dépense à ma femme. Si ça continue comme ça, je risque de divorcer avec elle, parce que tu ne peux pas envoyer quelqu’un chez toi sans lui donner à manger. »

Bintou Soumah une autre enseignante demande à l’Etat de leur venir en aide. « Nous demandons à l’Etat de nous venir en aide sinon on risque de mourir de faim, parce que nous n’avons autre chose à faire qu’enseigner. »

Par Mamadou Yaya Bah pour courleurguinee.info