Coronavirus a fortement influencé le commerce des friperies. Les marchands disent avoir du mal à écouler leur marchandise par ces temps de pandémie. Ils évoquent la fermeture des frontières pour cause de pandémie. M’ma Saran Camara, est vendeuse au marché de Koloma « En cette période de covid-19, nous rencontrons assez de difficultés pour l’écoulement de nos marchandises. Les clients se font rares, notre marchandise (vêtements) sont importés de l’occident, nous ne pouvons pas renouveler le stock comme les frontières sont fermées » Soutient-elle

Cette marchande de friperie invite les citoyens à dédramatiser la maladie et rassure « Je demande aux clients qui soutiennent qu’ils n’achètent les habits venant de l’occident qui est épicentre de la maladie de ne pas avoir peur, de venir acheter car ils ne risquent rien. Nos articles sont venus bien avant l’apparition de la maladie en occident » rassure-t-elle

Quant à Alseny Touré, lui il revient sur les arguments qu’avancent souvent certains clients « Ils nous disent que comme la maladie existe il faut réduire le prix pour qu’ils achètent. Il faut alléger le prix comme la conjoncture économique et sanitaire. Le coût du transport est énorme » relate-t-elle.

Cet autre vendeur, Youssouf Kaba affirme que le début de la pandémie a été un coup dur pour eux, mais aujourd’hui il voit les choses changer « Comme c’est mon activité quotidienne, je suis obligé de continuer la vente pour ne pas perdre mon argent. Au début de la maladie en Guinée, les clients étaient très réticents. Mais comme ceux qui achètent n’ont pas eu de problème et mieux, ils ont compris davantage la maladie à travers les sensibilisations, maintenant ça va ils viennent petit à petit » explique-t-il

Par Aïssatou Bah pour couleurguinee.info