Il y a beaucoup de nouvelles qui nous parviennent des Centres de traitement de Coronavirus à Conakry.  Des patients ont rapporté qu’ils ont passé cette semaine une nuit pas comme les autres. A cause d’un manque de places, de nourritures et autres commodités, ils ont dû dormir à la belle étoile. Une vidéo qui matérialise ces plaintes circule sur les réseaux sociaux. Dans cette vidéo, on les voit crier leur colère et traiter les médecins d’assassins.

Thierno Abdoul Bah, Directeur exécutif du bureau National du parlement des jeunes leaders de la société Civile Guinéenne (PAJELESCG) déplore ce mauvais traitement des citoyens hospitalisés de COVID-19 à l’hôpital National Donka. Il parle d’une violation flagrante des droits humains, conformément à l’esprit de la déclaration universelle des droits de l’Homme et autres instruments juridiques annexes.

Cet acteur de la Société Civile et sa structure compte  former un bloc entre avocats, activistes et défenseurs des droits humains pour engager une action publique contre l’État auprès des juridictions compétentes.

« A cet titre, des efforts concertés et coordonnés doivent être conjugués entre avocats, activistes et défenseurs des droits humains pour amplifier les voix de ces victimes auprès des instances judiciaires afin de demander réparation à l’État guinéen pour ses crimes commis à la gestion de cette pandémie. » a-t-il entonné.

Il annonce aussi des actions auprès des institutions internationales chargées des droits de l’Homme, « Parallèlement, nous alerterons les institutions internationales des défenses des droits humains pour intensifier la pression internationale sur le Gouvernement pour le respect des conventions internationales relatives aux droits de l’Homme dûment ratifiées par notre pays. Nous pensons que la responsabilité première est imputable au Gouvernement, qui a manqué d’anticipation dans la gestion de cette pandémie. Cela se traduit, par leur nonchalance à agir tôt » a conclu cet activiste

Par Mamadou Alimou Diop pour couleurguinee