Connue pour ses appâts qui attirent des jeunes de Conakry les week-ends, la plage Padis située à Lambanyi dans la commune de Ratoma présente une grise mine. Là-bas, la  fermeture des lieux de loisirs décrétée par le Président Alpha Condé dans sa lutte contre la propagation du Coronavirus en Guinée a fait son effet.

Mahomet Robert un des gérants de cette plage dit que cette décision est un coup dur pour le personnel des plages

« Vraiment ça joue sur nous actuellement parce que c’est ici qu’on trouve notre gagne pain. Et si maintenant on décide de fermer, là c’est compliqué pour nous. Vous-même vous avez vu l’atmosphère. Les clients ne viennent pas. On passe toute la journée sans se tirer d’affaire. Les quelques rares personnes que vous voyez comme ça ne suffisent pas pour nous soulager. Imaginez avant, les week-ends on pouvait vendre 7 à 8 millions de francs guinéens. Et si aujourd’hui on n’arrive même pas à avoir 1 million. Voyez-vous l’impact »

Mais, malgré l’interdit, certaines plages continuent de travailler. Ce gérant dit ce qu’il en pense.

<< Bien sûr, il y a un service minimum. Mais, cela ne veut pas dire qu’on va continuer  à ouvrir la plage mais comme la décision est tombée en milieu de semaine, c’est pourquoi on s’est dit d’ouvrir ces 3 jours qui suivent. Mais à partir du lundi, nous fermerons portes et fenêtres de cette plage >> a-t-il rassuré.

Aux portes d’entrée de chaque plage visitée, on voit  des kits de lavage de mains et des gels. Une situation qu’apprécient des clients.

« La santé n’a pas de prix. Surtout qu’il est dit que les voie de contagion de cette maladie est aérienne. Il est beaucoup plus recommandé actuellement de rester chez soi. Mais ; le problème de rester à la maison ; c’est que à un moment donné, on se sent super confiné, on a besoin d’échanger pour ne pas sombrer dans la dépression » explique un client qui constate que l’affluence qui existait auparavant à cette plage qu’il fréquente n’est plus la même. Sinon on aurait évité l’endroit >> a répondu sa copine.

Plus loin nous retrouvons Monsieur X. tranquillement assis avec sa canette.

«  J’habite non loin d’ici. Vu la psychose qui règne actuellement à Conakry, je préfère venir ici juste pour éviter les contacts. Un détail qui saute cependant à l’œil ce samedi : Les boîtes de nuits et les «  Chicha lounge bars » ne sont pas aussi en marge de cette réalité. Sur la T2 précisément à Kipé, un constat révèle que portes et fenêtres de ces lieux de distractions sont fermées.

                                                                                  Par Abdul Karim Barry Pour couleurguinee. Info