.De nombreux élèves de la République n’ont pas suivi le cours de Mathématiques dispensé hier à 16 heures à la télévision nationale, rediffusé à la radio nationale. Certains, parce qu’il n’y avait pas de courant, d’autres parce qu’ils n’étaient pas informés.

Thierno Mamadou Oury Barry, élève en Terminale Sciences Sociales n’a pas suivi ce premier cours de mathématiques. Il avait d’autres chats à fouetter.

« Je suis bel et bien au courant de cette initiative. Malheureusement, j’ai raté le cours d’aujourd’hui, parce que j’avais complètement oublié, sinon, j’allais suivre franchement, car c’est une bonne initiative. Mais, si l’Etat pensait au moins à nous faciliter la connexion pour pouvoir faire des recherches ça nous aiderait beaucoup, pour nous qui faisons les sciences sociales » plaide-t-il

Kadiatou Sidibé élève en Terminale Sciences Sociales au quartier Koloma 1 évoque plutôt un manque de courant.

« J’étais installée dans notre salon avec mon cahier de note. Quelques minutes après, le courant est parti. J’étais concentré, il a fallu attendre 20 minutes. Au moment où le professeur avait expliqué beaucoup de choses que je n’ai pas pu suivre à défaut de courant. Pour la radio, c’est impossible avec les mathématiques » trouve-t-elle.

Plusieurs structures de la société civile et des syndicats apprécient cette initiative. Mais, il déplore de façon catégorique la procédure utilisée.  Par la voix du syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée dirigé par Aboubacar Soumah, Adrian Gbamy le porte-parole de ce syndicat  évoque quelques soucis auxquels sont affrontés les candidats

«  Cette initiative ne va pas couvrir toute l’étendue du territoire national. Il y a des familles qui n’ont pas de poste téléviseur, des candidats qui n’ont pas des téléphones androïde. Il y a aussi un manque de courant dans les foyers. Comment ils vont faire et comprendre les leçons ? s’interroge-t-il. Cet enseignant a fait remarquer que ceux qui étudient à l’intérieur du pays doivent écouter les radios rurales qui ne diffusent rien durant la tranche 12 heures, 18 heures

«  Si le MENA voulait réussir son parie, il devrait faire une étude générale sur tous les candidats afin de savoir quel est le niveau des élèves, qui a un téléphone androïde ou pas. Sinon, cela risque d’être une inégalité sociale entre les candidats » estime  Adrien Gbamy

                                                                 Par Mamadou Alimou Diop et Alpha Oumar Diallo pour couleurguinee