L’équipe de patrouille de la Brigade anti criminalité numéro 4 mettra du temps pour oublier le courage d’une fille du quartier Hafia Minière qui leur a tenu tête nuitamment parce qu’un agent du groupe s’est permis de voler le téléphone de la maman de cette fille. Le couvre-feu décrété par le Président Guinée Alpha Condé  est devenu un moyen d’arnaque pour certains agents dans les rues de Conakry.

Tout a commencé hier jeudi aux environs de 21h 30, lorsque des agents de la bac 4 qui étaient sur le terrain ont fait irruption à la devanture d’une concession. Ils ont chargé contre des citoyens assis tranquillement, loin de la voie publique. Les faits se sont déroulés précisément au secteur 9 dans la commune de Dixinn.

« Ils pourchassaient des jeunes du quartier sur la ruelle qui mène à notre concession. Et comme il y avait l’éclairage à notre domicile, un d’entre eux a profité pour se diriger vers nous. Il trouva ma maman à l’intérieur de sa petite boutique et lui torda la main. Puis, lui retira son téléphone. Et lorsque j’ai entendu les cris de ma maman,  je me suis levée et j’ai engagé une course poursuite avec cet agent qui a volé le téléphone de ma maman. À quelque 50 mètres, je l’ai intercepté. Et je lui ai dit « Sors le téléphone de ma maman que tu viens de prendre ou tu me tues sur place! » explique cette fille.

L’agent, l’arme braquée sur la fille appela ses compagnons qui sont près du véhicule de patrouille. « Wofa ! Wofa » ( En soussou traduisez Venez ! Venez ».

Aussitôt, une meute d’agents de la Bac 4 encercle la fille, croyant l’intimidé. Et  elle réplique «  Le téléphone de ma maman où ma mort. Mais, je ne quitterai pas ! » Explique-t-elle. Pris de court par la détermination de la fille, l’agent a rendu le téléphone. Entre temps, le frère de la fille arrive et apostrophe les assaillants « Arrêtez, vous aussi ». La meute s’est jetée sur le jeune. Ils ont voulu l’embarquer, la fille revient à la charge. « Tuez-moi d’abord, avant d’embarquer mon frère ». Finalement, ces agents ont abandonné les deux et sont partis s’embarquer dans leur véhicule. Un d’entre eux de balancer : « Nous reviendrons demain, vous allez voir », déjà l’obscurité avait happé le véhicule de patrouille, parti certainement arnaquer d’autres citoyens.

Par Abdul Karim Barry Pour couleurguinee.Info