Les bouleversements provoqués par la pandémie du Coronavirus touchent désormais tous les secteurs d’activités en Guinée, notamment les transports par une hausse des frais de transport à urbain et interurbain. Les chauffeurs ont décidé d’ignorer les tarifs officiels pour fixer désormais leurs propres prix.

C’est dans cette optique que Ibrahima Aminata Diallo enseignement chercheur et président de la plateforme PJDD (plateforme des Jeunes leaders de la Démocratie et le Développement) a interpellé ce vendredi le gouvernement qui selon lui, n’a pas envisagé des mesures d’accompagnement pour des citoyens qui tirent le diable par la queue.

Il invite le ministère en charge de l’hydrocarbure à fournir un effort sur la réduction du prix du litre à la pompe parce que, selon lui, on peut vendre le litre à 5000 francs et fixer les tarifs de façon officielle, pour éviter des cacophonies dit-il.

«  Les citoyens et les conducteurs de taxis ne se comprennent pas, parce que chacun fixe un tarif à son gré. Le président de la République a demandé que chaque véhicule se contente de 3 passagers, alors qu’il y a des familles qui vivent de ça. S’il n’y a pas de mesures d’accompagnement ou que le prix des denrées de première nécessité n’est pas réduit, à mon avis, ce n’est pas la peine de prendre des mesures dans une situation de pauvreté » a-t-il argué

Cet homme de la société civile invite le président Alpha Condé à revoir cette stratégie comme ses paires de la sous région, à diminuer le prix du carburant et également à baisser à 50% dans cette situation sanitaire, le prix de toutes les denrées de première nécessité, comme le riz, la farine, l’huile. Réduire encore les factures d’électricité. Il pense que c’est la meilleure façon d’accompagner les citoyens.

                                                                                    Par Mamadou Alimou Diop pour Couleurguinee