Jean-Paul Benoît et Jean-Pierre Mignard, sont les deux avocats français que l’Etat Guinéen a engagé, qui vont désormais le représenter à la Cour Pénale internationale (CPI) contre le Front national pour la défense de la constitution (Fndc) qui l’accuse d’avoir commis des crimes contre l’humanité. Ces avocats qui représentent l’Etat Ivoirien depuis 2011, dans l’affaire Laurent Gbagbo et de Charles Blé Goudé devant la CPI, vont affronter cette fois-ci les avocats du Fndc, si toute fois il y a procès pour défendre l’État guinéen dans ce dossier.

Cette situation ne surprend pas le front comme on pouvait s’y attendre. Selon Abdoulaye Oumou Sow, le chargé de communication, il était évident que l’Etat guinéen cherche aussi ses avocats  dit-il, vu que c’est une bataille judiciaire qui s’annonce et qui sera rude

« Ce n’est pas une surprise pour nous, d’autant plus que nos avocats ont déjà fait un signalement au niveau de la cour pénale internationale et nous accusons l’Etat Guinéen d’avoir commis de crimes contre l’humanité dans notre pays. C’est normal que l’Etat aussi cherche ses avocats pour le défendre. C’est tout à fait logique, nous pensons que c’est une bataille judiciaire qui s’annonce et qui va être rude et nous pensons sortir victorieux de cette bataille judiciaire, parce que le droit est de notre côté » souligne t-il.

Quant à la question de savoir si la procédure ne risque pas d’être longue, Abdoulaye Oumou dira « La justice souvent, elle est lente mais elle est toujours rendue. Vous savez qu’il y a eu des procédures au niveau de la Cour Pénale Internationale, qui ont pris du temps mais finalement qui ont été diligentées et la justice a fait son travail. Au-delà de la lenteur de la justice, nous savons que nous sommes dans une bataille qui ne sera pas aussi plus facile d’autant plus que, il y a beaucoup de preuves à réunir, il y a des enquêtes préliminaires qu’il faillent faire, il y a également des actions de terrain que la justice viendra faire dans notre pays. La bonne chose est que, et le FNDC qui porte aujourd’hui l’aspiration profonde du peuple de Guinée et au niveau de la CPI et l’Etat Guinéen également qui est entrain d’instaurer une dictature dans notre pays, ça veut dire que la CPI doit prendre le dossier en main rapidement et diligenter une enquête » a indiqué cet activiste de la Société civile.

« Nous ne rendons pas le verdict avant le jugement, mais nous savons que la vérité est de notre côté » a-t-il ajouté pour finir.

Par Mamadou Baïlo Diaguissa Sow pour couleurguinee.info