« C’est une disparition qui nous touche au niveau du ministère en charge de la culture » témoignage ce mardi de Fodeba Isto Keira, secrétaire général du Ministère des Sports de la Culture et du Patrimoine Historique parlant de la disparition du percussionniste Papa Kouyaté, hier lundi à sa résidence sise à la Paillote.

Après avoir magnifié les œuvres du regretté, le secrétaire général du département de la culture est revenu sur son parcours.

«Un grand chef d’orchestre, il a commencé sa carrière musicale à Dalaba dans l’orchestre fédéral de télé jazz de Dalaba. Ensuite le Bafing jazz de Mamou en 1966. Après la brillante prestation de Bafing jazz à la quinzaine artistique nationale qui est devenue à partir de 1970 le festival national des arts et de la culture, Keletigui Traoré à l’époque chef d’orchestre l’a recruté dans l’orchestre National Keletigui. Donc, depuis 1966, il est membre de cette grande famille qui a fait le tour du monde. Mais, il ne faut pas oublier le fait qu’en 1970 aussi, il a été détaché par le responsable suprême de la révolution (Ahmed Sékou Touré) et le bureau politique Nationale pour constituer avec Makeba  le groupe de musiciens guinéens qui devrait accompagner Myriam Makeba qui avait décidé de s’installer en Guinée » raconte-t-il

L’illustre disparu souffrait de glaucome qui est allée jusqu’à la cécité. Chose qui ne l’a pas empêché de continuer son trajet.

« Sa dernière création, c’est les sorciers de Papa Kouyaté parce qu’il avait pris de l’âge avec sa maladie aussi. Une maladie qui l’a paralysée depuis un certain moment. Mais, il continuait malgré toute cette maladie à jouer avec ces jeunes là » explique-t-il

Fodéba Isto Keira affirme que Papa Kouyaté n’a pas été passé au bleu par le département de la culture. Il dit qu’il bénéficiait bien de quelques avantages.

« Depuis 1982, avant la mort de feu président Ahmed Sékou Touré, les orchestres nationaux ont été rendus autonomes. Donc, la paillote était gérée par l’orchestre kélétigui. Mais, depuis janvier 2020, Papa Kouyaté est sur la liste justement des 86 artistes qui bénéficient des primes exceptionnelles offertes par le Président Alpha Condé. Donc, il vivait de cela. Sans oublier aussi que Papa Kouyaté a été un arrangeur complet. Le salaire de l’artiste créateur, c’est ses droits d’auteur et donc au niveau du sésame,  il a ses droits d’auteur mais aussi au niveau de l’Afrique.

Ce secrétaire général du ministère de la culture a invité les différents auteurs à se rapprocher du bureau guinéen du droit d’auteur pour rentrer en possession de ce qu’il appelle « l’assurance couverture sanitaire ». Chose qui leur permettrait dit-il d’éviter de tomber dans la mendicité après leurs carrières.

               Par Abdul Karim Barry Pour couleurguinee.info