Cri de cœur

Monsieur le Président de la République de guinée.

En tant que citoyen concerné par les problèmes de notre société, permettez-moi d’attirer votre attention sur une composante de notre société qui me parait invisible à vos yeux et pourtant, elle a le droit comme toutes les autres couches de notre société à bénéficier de votre confiance afin de vous accompagner dans l’accomplissement de vos missions de chef d’Etat .

Martin Luther KING  disait que l’injustice quelque part est une menace de la justice partout… Et il est vrai qu’en Guinée, nous personnes Handicapées sommes victimes de beaucoup de cas d’injustices qui nous maintiennent en marge de notre société depuis le début des temps.

En effet, monsieur le président, durant vos dix ans (10 ans) de gouvernance, je n’ai ni vu, non plus appris, par aucune source qu’elle soit, la nomination dans vos différentes équipes gouvernementales d’une personne handicapée. Je veux dire que vous n’avez jamais eu un (e) ministre, un (e) directeur ou directrice nationale, président (e) d’une institution nationale handicapée.

Monsieur le président, je voudrais savoir si cette couche de notre société n’est pas dans vos préoccupations, il existe une limite dans le supportable.

Je vous invite de faire une priorité la promotion de personnes handicapées en les responsabilisant dans votre équipe gouvernementale.

Monsieur le Président, l’apparence physique n’a rien d’important, j’en ai conscience que vous le savez bien, car vous avez passé la moitié de votre vie en Europe et  vous  souffrez-vous même d’une légère d’infirmité. Ceci dit, vous êtes mieux placé pour comprendre mon cri de cœur ; avec tous les respects qu’un citoyen patriote doit à son président.

Monsieur le Président, beaucoup trop souvent dans ma Guinée qui compte 98% de croyants, il est omis la foi en Dieu.

J’ai l’honneur, Monsieur le Président de la République, de vous prier d’agréer l’expression de ma très haute considération.

Aliou Safiatou Diallo depuis Barcelone, Espagne