La préfecture de Dubréka abrite les deux plus grands barrages hydroélectriques de la Guinée Kaleta et Souapiti qui ont englouti des centaines de millions de Dollars du contribuable guinéen. Avec ces deux barrages, notre professeur national promettait servir du courant électrique à la Guinée et à d’autres pays de la sous-région « amen ».

Dubréka abrite aussi la société KAMA qui fabrique les poteaux électriques en béton. Malheureusement la ville de Dubréka et le reste de cette préfecture demeurent des victimes potentielles de de très fréquents délestages électriques. Le citoyen de Dubréka vit très loin d’un lieu à partir duquel toute une sous- région sera alimentée en courant électrique.

Dans la presque totalité des quartiers de la commune urbaine, les amateurs du courant électrique se débrouillent d’eux- mêmes pour acheter et implanter des poteaux de fortune, tirer n’importe comment des câbles ou des fils de n’importe quelle qualité. Les branchements à la débrouillardise surchargent les poteaux.

Le citoyen qui veut tirer le courant pour sa maison achète le poteau de fortune entre 500 000 et 1 000 000 de GNF, les câbles ou fils pour une distance de 100 mètres entre la maison et le poteau de branchement entre 800 000 et 1 200 000 GNF, la personne ou le groupe de personnes qui ont installé la ligne vous demandent souvent 1 000 000 de GNF au titre de recouvrement des frais qu’ils ont engagés.

Vous supportez ensuite la main d’œuvre de d’implantation du ou des poteaux pour faire enfin face à EDG à qui vous allez payer un abonnement et attendre les factures de consommation à acquitter. A kénendé plateau par exemple le poste de police installé en début 2020 baigne toujours dans l’obscurité pour faute incapacité de pouvoir trouver les frais sus- mentionnés pour le branchement de la maison qui l’abrite.

Cette situation exposent souvent les maisons et leurs occupants à de hauts risques court-circuit et d’incendies chose qui est d’ailleurs très fréquente dans Conakry, Dubréka et Coyah.

Les citoyens qui normalement, devaient voir des lignes de courant en règle tirées par notre fameuse EDG jusqu’à la porte de leur maison sont obligés de passer par la débrouillardise sur toute la ligne pour se faire du courant électrique de mauvaise qualité comportant d’énormes dangers pour leurs maisons et leur famille. Cette situation qui n’a jamais ému nos gouvernants qui pourtant regardent régulièrement à la télévision des cas d’incendies de maisons de pauvres citoyens avec des cas de morts sans jamais ordonner le moindre dédommagement.

Dans les autres pays, des mécanismes existent pour contrôler la conformité des installations intérieures des maisons avant d’autoriser leur branchement au réseau tout cela pour assurer la sécurité des citoyens et de leurs biens face au risque d’incendie.

 Un  poteau électrique de fortune surchargé quartier Kabelen à Dubréka

Les transformateurs très rares d’ailleurs sont surchargés et tombent fréquemment en panne pendant des semaines, plongeant les quartiers et secteurs dans l’obscurité.

Dans des quartiers comme Kénendé, beaucoup de clients se trouvent à des Kilomètres d’un transformateur et reçoivent du courant dont la tension varie entre 24 et 120 volts, loin de la normale de 220 volts nécessaires. Les ampoules allumées dans ces zones ressemblent à des braises et ne servent à rien. Le client ne peut même pas charger son téléphone à plus forte raison faire fonctionner un ordinateur, un appareil électroménager ou autres.

Les citoyens de ces zones sont obligés de faire des kilomètres pour se procurer de la glace à consommer surtout  pendant le mois de carême. Les réfrigérateurs, climatiseurs, microondes et autres dont ils disposent à la maison ou à la boutique ne sont que des  ornements. Votre abonnement à EDG ne vous épargne point de tenir régulièrement pendant toute la nuit la torche ou la bougie. Les agents techniques d’EDG sont toujours acculés par les pannes surtout de transfos qui durent souvent des semaines.

Dans les quelques communes rurales et districts  telles que Khorira  et Tanènè qui ont le privilège d’avoir un dit courant la situation est encore pire. On y trouve des perches utilisées comme poteaux portant des fils qui ressemblent aux anciens fils de téléphones.

Toute cette situation  provoque sur le réseau de très fréquentes pannes techniques qui acculent le service technique EDG Dubréka qui manque souvent de tout (transformateurs, câbles pièces de rechange etc).

Par El Hadj Ibrahima Diallo