Pour lutter contre le chômage, ils sont nombreux les jeunes qui ont monté des unités de lavage de voitures et de motos à Conakry. Une façon, disent-ils, de se prendre en charge. Cependant, ils rencontrent des difficultés dans l’exercice de cette activité.

Alseny Souaré, un d’eux est diplômé. Il s’est retrouvé dans ce travail par manque d’emploi, dit-il.

« Je pratique ce métier depuis 7 ans. J’ai commencé cette activité suite au décès de mon unique frère. J’étais étudiant à l’époque et n’ayant personne pour financer mes études, je me suis dit de le faire. Je continue à exercer ce travail aujourd’hui parce que je n’ai pas eu de travail après les études. C’est avec ça que je gagne à manger, à loger sans l’aide de quelqu’un. Parfois aussi, j’amène quelques sous à mes parents qui sont au village à Mamou » explique-t-il.

Aliou Baldé est aussi élève. Lui arrive à allier les cours et le job. Il explique comment

« Après les cours, je viens ici pour travailler, ça me permet d’acheter mes fournitures scolaires et de subvenir à certains de mes besoins » nous a-t-il confié.

Oumar Baldé, lui ne compte pas indéfiniment pratiquer ce métier. Mais en entendant que son rêve se matérialise, il se contente de ce qu’il fait indique-t-il.

« C’est pour ne pas rester à la maison sans rien faire que j’ai décidé de faire ce travail. Ça me permet au moins de survivre sans voler, ni détourner » dit-il

Vous gagnez combien par jour ?  « Ça dépend. Parfois, on peut gagner jusqu’à 80 000fg par jour et parfois on ne gagne pas trop. Je rêve que ma position s’améliore davantage quand même. Je cherche à faire le commerce plus-tard. Actuellement, je confie l’argent que je gagne. Et bientôt je pourrais ouvrir une petite place de vente d’articles à mon compte » espère-t-il

Antoine fait partie aussi du lot. Lui nous parle des difficultés qu’ils ont regulièrement

« Le fait de se courber d’abord ça nous donne la fatigue surtout les  soirées. Ensuite, il y a des incidents de travail. En lavant certains engins notamment ceux qui sont usées, il peut t’arriver de te blesser les mains. Et quand il pleut aussi, tu es obligé de continuer ton travail, sous la pluie, car tu ne peux pas faire retarder le client à cause de ça. Et si ton corps est fragile, tu peux tomber malade par la suite. Et pire, dès fois, on peut rester du matin au soir sans avoir la dépense » a-t-il expliqué.

                 Par Aïssatou Bah Pour couleurguinee.info