Après le double scrutin du dimanche 22 mars, émaillé de violences et des cas de morts qui ont endeuillé  des familles ou qui ont opposé des communautés notamment á N’Zérékoré et à Dubreka dans Tobolon, la France n’est pas restée en marge. A travers un communiqué, elle a dénoncé ces violences et ces cas de tueries. Elle a qualifié ce double scrutin de non inclusive et de non crédible.

Elle a aussi pointé du doigt l’armée qui s’est mêlée de l’organisation de ce processus et qui est accusée de beaucoup d’exactions, excédant même la simple sécurisation d’un processus électoral. L’appréciation de ce communiqué varie d’un camp à un autre. Du côté du Rpg arc-en-ciel, on se réjouit plutôt de l’organisation de ce double scrutin et on a dit que la Guinée est un pays souverain et qu’il revient au peuple de Guinée de définir son destin.

Souleymane Traoré, un responsable du rpg arc en ciel  soutient qu’il respecte la position de la France mais affirme qu’elle n’a rien dit de nouveau.

“Je respecte la position de la France, je crois que y a rien de nouveau, c’est une position de principe. Dès lors que pour eux l’opposition n’a pas participé donc l’élection n’est pas crédible. Je vois que l’opposition notamment le président de l’UFR prend cette déclaration comme la parole du Coran, c’est son droit mais pour nous, il y rien de nouveau par rapport à cette position. Par contre, d’autres comme l’ambassadeur des États-Unis d’Amérique ont fait le tour des différentes communes des bureaux de vote, le peuple s’est prononcé et je pense qu’il faut respecter les Guinéens aussi qui se sont déplacés massivement pour voter ” a-t-il expliqué.

Concernant l’implication des forces de défense et de sécurité dans la gestion de ces élections, Souleymane Traoré est formel.

“Tout dépend du contexte dans lequel les élections ont eu lieu. Tout le monde a suivi toutes les violences qui ont eu lieu des semaines avant l’élection. Les appels non pas à boycotter mais à empêcher les élections par tous les moyens. Moi, je suis à Dar-Es-Salam. J’ai vu comment des familles ont été menacées, comment des bureaux de vote ont été cassés, des domiciles des candidats à Labé notamment ont été incendiés. Avez-vous entendu un seul leader de l’opposition condamner les violences perpétrées contre d’autres concitoyens ? Comment voulez dans ce cas que les forces de défense et de sécurité ne participent pas à la sécurisation des bureaux de vote ? On peut pas demander une chose et son contraire” dit-il.

                                                                                Par Mamadou Baïlo Diaguissa Sow pour couleurguinee

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