Fini le double scrutin. Le menu actuel, ce sont les joutes entre belligérants. Ce mardi Amadou Damaro Camara, ancien président du groupe parlementaire Rpg arc en ciel et Ousmane Gaoual Diallo, chef du pouls de communication du parti Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) se sont exprimés sur ce qu’ils pensent de ce vote

«  Il y a eu du calme dans toute la Guinée forestière, il n y a eu aucun problème. Ceux qui ont voulu voter sont allés voter et ceux qui ne voulaient pas sont restés à la maison. A N’Zérekoré, on avait brûlé, par des groupes organisés, de manière ordonné, 3 bureaux de vote aux environs de 9 heures. Après, les autorités ont pris des dispositions pour différer les heures de vote dans certains bureaux de vote mais dans l’ensemble le vote s’est passé avec beaucoup de monde. Malheureusement, la nuit, c’est les groupes qui brûlent les mosquées pour que les musulmans se sentent ciblés et les églises pour que les chrétiens se sentent ciblés. Mais, ils en ont eu pour leur compte. Les autorités militaires ont quadrillé la ville. Ce matin,il y a beaucoup plus de différence qu’hier et ont a mis la main sur beaucoup de personnes avec les armes de guerre couverts de gris-gris comme les rebelles le faisaient” . A dit Amadou Damaro Camara..

Parlant des violences survenues lors de ce double scrutin, Amadou Damaro Camara est catégorique : « Je crois qu’il y a des responsables de haut niveau politique qui assument et même qui revendiquent des violences. Sinon, en démocratie, quand on n’est pas d’accord, on sait autrement comment s’exprimer, mais quand ils ont fait l’apologie du crime, ils doivent en prendre toute la responsabilité » soutient ce chef de la mouvance présidentielle. Réaction différente du côté de l’opposition. Pour Ousmane Gaoual Diallo l’Etat n’a pas assumé ses responsabilités. D’ailleurs, selon lui, il n y a pas eu de vote en Guinée

«  Ce qui a marqué l’ensemble des observateurs de ce pays c’est la non élection. C’est-à-dire on a constaté des scènes de guérilla quasiment un peu partout aussi bien dans la capitale que dans les principales villes du pays : En N’Zérékoré, Labé, Boké…un peu partout. Ensuite, on ne parle même pas du taux de participation qui est dérisoire bien entendu. Mais, nous savons ce qui se prépare à l’ombre. La CENI a déjà des procès verbaux remplis. Je peux donner par exemple celui de Gaoual que je connais parfaitement, c’est la veille que ces procès-verbaux ont été signés vierges par tous les délégués qu’ils envoyaient. Tu viens, tu signes le procès verbal dans le bureau du Préfet et puis tu reçois ta prime avant même que tu sois déployé ».

Et ce n’est pas tout «  Il y a deux sous-préfectures par exemple où il n’y a pas eu de distribution de matériel électoral à Gaoual : La sous-préfecture de Malanta et Kounsitel. Alors, ailleurs, on n’en parle même pas, la pagaille qui s’est passée. Tous ceux qui se sont prononcés contre ce projet qui ont prédit ce qui est en train d’arriver en Guinée ne voulait pas que l’on sacrifia ne serait-ce qu’une vie humaine pour des projets farfelues. Mais, le gouvernement s’est entêté et voilà aujourd’hui on est autour de 22 à 23 mort dans le pays >> déplore Ousmane Gaoual Diallo

Le parlementaire de l’UFDG affirme que  ce régime est en train de pousser le pays vers des confrontations communautaires et ethniques dont les conséquences peuvent être extrêmement dramatiques. Donc, il est temps que le peuple se réveille conseille-t-il

                                                                                                                                                                                                                                                                         Par Abdul Karim Barry pour couleurguinee. Info