Avant la quarantaine, un crime était commis toutes les deux minutes et demi en Espagne selon des unités de lutte contre le fléau.

A Barcelone, au raval et sur la ramblas, on ne manquait presque jamais d’être témoins ou victime d’une agression, malgré le stationnement des véhicules de la police au niveau de tous les points stratégiques. Mais, depuis le début de la quarantaine, nous constatons une baisse totale de la délinquance sur ces lieux qui, pourtant étaient les zones de préférence des femmes de plaisir, des détaillants de drogue et les voleurs professionnels déguisés en mendiant.

Une opération policière contre un trafic de drogue dans le quartier du Raval à Barcelone le 03/05/2020 en fait la preuve.

Dans cette zone, les vols représentent plus de la moitié des infractions pénales commises avant la quarantaine. Il est à noter que ces infractions subsistent, malgré le déploiement policier qui a permis depuis le début de la quarantaine de stopper la propagation de la pandémie et  une expansion criminelle dans la zone favori des touristes mais aussi des sans-papiers.

Il vous suffit d’y faire un tour pour se rendre compte que le sexe lucratif et la drogue sont les activités prisées.

Cependant, il ne faut pas oublier que les centaines de personnes vivant dans la zone sont  d’une économie submergée ou très précaire. Donc,  cette époque liée au covid-19 qui freine le tourisme, les habitants se sont retrouvés avec absolument rien. De puissants réseaux de voisinage d’entraide sont submergés par la chute de tous ceux qui sont restés invisibles sur le seuil de pauvreté

Si rien n’est fait les heures ou jours à venir pour permettre à ces personnes de subvenir à leurs besoins vitaux, nous risquons d’être témoins d’une flambée de la criminalité dans ce pays

De Barcelona, par Aliou Safiatou Diallo pour couleurguinee.info