Le discours du Président à la télévision nationale hier résonne encore dans les milieux du transport urbain. Hamidou Bah, chauffeur sur  l’axe Kagbelen – Madina a bien écouté ce discours.

« Nous les chauffeurs, on peut appliquer le contenu de ce discours si l’Etat baisse le prix du litre d’essence à la pompe. Mon véhicule consomme de Kagbelen à Madina près de 5 litres, maintenant il faut calculer 2 personnes derrière et une devant est- ce que nous allons nous en sortir ? Non, on ne peut pas s’ils ne diminuent pas le prix d’essence. Mais, s’il est obligatoire qu’on respecte la consigne, moi je préfère garer mon véhicule pour le moment parce moi je ne vais jamais travailler alors que je sais que je suis perdant et que je ne gagne rien » prévient-il.

Ce vendredi, ce chauffeur a pris des passagers comme d’habitude. Il a roulé dans les quartiers pour éviter la police routière. Binta Diallo est une cliente attitrée des taxis. Ce vendredi, elle était encore dans un taxi. « Bon, j’ai constaté qu’on était 3 derrière et un devant ». Une attitude qui l’a étonnée. Mais, c’est la Guinée, fait-elle remarquer. Ici, les lois ne sont jamais respectées rappelle-t-elle

Mamadou Alpha Diallo, conducteur de taxi moto a aussi fait son constat.

« En ce qui nous concerne, s’il dit que c’est un par moto, cela insinue tout simplement qu’on doit garer nos motos jusqu’à ce que la maladie finisse parce que nous, c’est un seul client qu’on prend.

Mais je sais que le Guinéen, c’est si tu sors, tu gagnes ce que tu manges par jour, c’est comme les poules ».

Ces citoyens demandent au professeur Alpha Condé de faire en sorte que le prix d’essence diminue sinon ils risquent d’augmenter le prix du transport à leur niveau ou bien même garer leurs véhicules pour l’instant. Il demande aussi d’approvisionner les Guinéens en nourriture pour éviter la famine dans le pays.

                     Par Aïssatou Diallo pour couleurguinee