Echos de province

Exclusif : Vagues de départ des ouvriers de Souapiti

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Des ouvriers désertent par vagues successives le barrage Souapiti depuis de 1er août, jour où la paie a commencé. Certains d’entre eux ont rallié Boffa et Boké en quête de nouveaux emplois. Ces départs sont dictés par un malaise dû à une vague de confusion qui règne sur le site.

Début juillet, des expatriés Chinois de Souapiti s’en étaient pris à un ouvrier infirme qui est un gardien nocturne des installations. Ils l’ont battu à sang. Parce qu’ils l’ont trouvé en train de roupiller alors qu’il est payé pour veiller sur les installations la nuit. Pas pour dormir.

L’acte a révolté les ouvriers guinéens qui ont séché le travail et réclamer justice pour leur collègue. Après une journée de tension, il y a eu des explications, les Chinois ont dévoilé qu’ils sont victimes de vols répétés dans leurs habitations. Ils ont dit qu’on leur vole des outils de travail indispensables à des mesures topographiques, et d’autres objets de valeur. Ils ont conclu que c’est parce que les veilleurs de nuit ne font pas leur travail que cela est arrivé.

Pour calmer les nerfs et remettre de l’ordre, une délégation gouvernementale composée de Alpha Ibrahima Keira, le ministre de la sécurité, de Cheick Taliby Sylla, le ministre de l’Energie s’est rendue sur le site. Ils étaient avec le General Bafoé, Directeur Général de la Police nationale.

Selon des témoins oculaires, le ministre Keira a tenu un discours d’apaisement. Il a rassuré les Chinois que leur sécurité est assuré sur le site et qu’ils n’ont rien à craindre. Qu’ils peuvent continuer à travailler tranquillement. Il a dit au personnel guinéen qu’aucun Chinois ne doit faire l’objet de menace ou de violence.

Une opération chasse à l’homme a été engagé aussitôt par la CMIS de Dubreka pour retrouver ceux qui sont entrés par effraction chez les Chinois pour voler. Il semble que certains objets volés aux Chinois ont été retrouvés dans les gites de certains ouvriers. La CMIS de Dubreka a interpelés 40 suspects. Ils étaient détenus à la CMIS de Dubreka.

Depuis, cette unité opère des patrouilles dans la zone, toujours à la recherche d’autres suspects. Mais, l’opération prendrait des allures inquiétantes. « La Cmis de Dubreka entrent dans nos maisons pour arrêter des gens. Les agents bloquent des motos et parfois entrent dans nos maisons pour prendre des objets lors des perquisitions » s’est plaint un ouvrier qui requière l’anonymat.

Effrayés par ce climat peu rassurant, ils sont nombreux les ouvriers qui soutiennent mordicus qu’actuellement, la quasi-totalité des Chinois de Souapiti, marchent avec des armes blanches « Ils ont des couteaux et des bâtons sous les habits. Pour se défendre de toute attaque » témoigne cet ouvrier. C’est la conséquence des accrochages entre ouvriers Guinéens et personnels Chinois le lendemain de la bastonnade du veilleur de nuit.

Face à cette atmosphère peu rassurante, de nombreux ouvriers, après la paie des salaires de juillet, entre le 1er et le 5 aout, ont décidé de quitter Souapiti. Comme nous le disions plus haut, certains sont allés dans les mines de Boké, d’autres dans les mines de Boffa. Pour chercher du travail dans un endroit épanoui. Actuellement, le rythme du travail a un peu baissé à Souapiti à cause de ces départs d’ouvriers.

                                                                                                                           Par Abou Bakr pour couleurguinee

 

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