Klaxons bruyants, vrombissements de moteurs, injures, chocs des véhicules, manœuvres pour faire demi-tour. Voilà entre autres, les effets des embouteillages monstre ce jeudi sur l’axe Kipé-bambéto, Kipé-Hamdallaye et Hamdallaye Bambeto. Une pagaille indescriptible

« Que de la merde, de la merde !!! » s’exclame un conducteur pris au piège. Il dit avoir passé une heure entre bambeto- carrefour déviation- Kaporo-rails.  Pour lui, la  mauvaise organisation de la police routière est une cause de ce calvaire que les citoyens sont en train de vivre sur cette partie de la capitale.

« On a un poste de police à côté. Au niveau des rails là-bas, il y a des policiers aussi. Qu’est-ce qu’ils font ? Ils ne foutent absolument rien. S’ils sont incapables de tenir un petit embouteillage comme ça. Il n’ont qu’à aller ailleurs » s’énerve-t-il.

Amadou Kaba estime que le pouvoir a oublié les Guinéens en infrastructures routières. Il se dit déçu.

« C’est partout en Guinée. Les gens soufrent avec les routes. Et avec tout ça aussi, le président veut faire un troisième mandat. C’est pitoyable, c’est décevant. Si je vous parle ici, je risque vous-même de vous insulter » nous a-t-il dit

Cet autre conducteur dit n’avoir jamais traîné aussi longtemps dans un embouteillage pareil.

« Hier, encore j’ai vécu la même chose. J’ai quitté mon bureau à 16 heures, mais c’est à minuit que je suis arrivé à la maison. C’est dû à l’état de la route, le mauvais comportement de certains conducteurs et les policiers, c’est rien que ça. C’est ma route, mais je n’ai jamais vu pareille chose. Il faut que le gens apprenne à s’organiser. Et que l’Etat prenne ses responsabilités. Moi, j’ai fait par exemple beaucoup de pays, mais je n’ai jamais vu ce qui se passe en Guinée » dit-il

Plus loin, on retrouve deux véhicules qui se cognent. Un homme et une femme qui étaient au volant de ces deux véhicules. Des injures partout. Ils se justifient

L’homme : «  retirez les papiers, c’est tout ! » ordonne-t-il au policier. Femme : « Quel papier ? Rien, C’est lui qui a forcé ! » réplique-t-elle. L’homme : « Tu pense que c’est comme ça qu’on conduit en ville ? »

Femme : « Tu peux me dire ça ? J’ai bien fait ! » Lâche-t-elle. Enfin, les policiers ont réussi à calmer les ardeurs. Ils se tolèrent malgré eux.

Juste au niveau des rails, peu après le carrefour prima-center, on retrouve la police routière en train de réguler la circulation. «  Vous êtes accusés d’être à la base de ce bouchon ? »  Adjudant Ablaye keita se défend.

« Ça fait trois jours, c’est comme? On connaît tous si la fête arrive, beaucoup de véhicules sortent. Ce n’est pas ici seulement. Mais, c’est qui est bizarre, c’est que les conducteurs ne respectent pas le code de la route.ils sont toujours pressés. Ils roulent n’importe comment. Ils viennent même en troisième position, voire même, en quatrième position. Regardez ça ? »  Nous a-t-il lancé en montrant un chauffeur de véhicule qui était en train de se frayer un chemin »

                Par Abdul Karim Barry Pour couleurguinee.info