A quelques jours de la fête de tabaski ou la fête des moutons, les ateliers de coutures ne connaissent pas un engouement. Beaucoup de personnes se plaignent de la crise économique due à la pandémie.

Maître Saliou Doré trouvé dans son atelier de couture qui regroupe plus de 15 apprentis a dit qu’ils ne savent plus où donner de la tête tellement que les clients se font rare à une semaine de la fête.

« Avant, on disait ça va pas. Cette fois-ci, c’est le pire qui en train de se produire. Vraiment, nous ne sentons même pas l’odeur des clients cette année et cela nous inquiète énormément, parce que nous avons des bouches à nourrir, des loyers à payer et je pense que la fête s’annonce très mal. » Se plaint ce citoyen.

Souleymane Bah, couturier au marché de Cosa exprime son cri de cœur.« Vous voyez, au moment où vous êtes venu pour m’interroger, je dormais tellement que nous n’avons pas de travail à notre atelier. Si cela continue comme ça, je risque de laisser ce travail pour chercher un autre boulot » dit-il

De son côté,  maîtresse Adama Benthé dit que les clients viennent au compte-goutte. « Dans mon atelier, les clients viennent petit à petit, mais, quand tu leur dit le prix. Ils pleurent sur nous en nous disant qu’ils n’ont pas d’argents. Vraiment, cette situation de corona nous fatigue. »

Beaucoup de personnes que nous avons interrogées demandent au président guinéen Alpha Condé de suspendre l’état d’urgence.

Par Mamadou Yaya Bah pour couleurguinee.info