Très tôt ce matin, les fidèles musulmans arborant leurs plus beaux habits ont rallié la mosquée Abdulhamid Hann. On l’appelle aussi la mosquée turque. Elle est située à Koloma dans la commune de Ratoma.

À notre arrivée,  tout autour de la mosquée était perceptible un long fil de fidèles en rang qui se dirigeaient vers le portail d’entrée. Ca été bien organisé pour un temps. Puis, la pagaille s’est installée, perturbant cette belle mesure de distanciation

« Laissez-nous avec vos histoires de distanciations. Et laissez nous prier en paix » a marmonné un fidèle qui était visiblement révolté par la fermeture des mosquées.

Au grand portail, des kits de lavage des mains étaient installés mais un constat révèle que la plupart des fidèles ne semblait pas se soucier de cette situation. Il y avait aussi des agents de sécurité mais dit-on jusque pour un maquillage. Car le désordre régnait de part et d’autres. Aucune mesure sanitaire, excepté le port des masques.

Plus loin, nous nous sommes dirigés vers la rentrée de la mosquée où se trouvaient des membres de la commission d’organisation chargée de faire respecter les gestes barrières. Ils faisaient leur travail

C’est exactement à 9h 30 que la prière a commencé sous la direction du Premier lmam Elhadj Ibrahima Bah. Elle a duré environ sept minutes et s’est terminée par le sermon. Un sermon qui s’est voulu riche et varié et qui a été axé sur la Covid-19. Il a commencé par saluer Allah le tout puissant et son prophète Mohamed PSL. Il a indiqué que l’homme est un être néant sans Dieu.

« Notre source est une faiblesse, notre finalité en est une autre. Nous ne pouvons rien faire sans Allah. Nous avons pensé qu’en dehors de Allah, nous sommes forts et capables de faire quelque chose. Mais, Allah s’est manifesté pour nous montrer que la force lui appartient » indique-t-il

Ce mollah s’est largement exprimé sur la Covid-19. Il estime que ce virus a causé aujourd’hui la disparition de la paix du cœur dans le monde.

« Que ça soit les riches, les pauvres, les gouvernants, les gouvernés, la paix du cœur est en train de disparaître. Nous tendons vers la fin de notre épreuve. La Covid-19 nous a empêchés de nous regrouper dans les lieux de prières Elle nous a empêchés de voyager pour notre activité … » regrette-t-il

Pour finir, ce religieux appelle les fidèles à être solidaires. Il les rappelle de continuer à respecter les mesures sanitaires et d’invoquer sans cesse Allah afin qu’il nous épargne de ce virus »

                                             Par Abdul Karim Barry Pour couleurguinee.info