La Guinée, à l’instar des plusieurs autres pays, célèbre la fête du travail ce 1er mai 2020. Une fête qui coïncide avec une crise sanitaire sans précèdent pour l’humanité. Comme il fallait s’y attendre, il n’y a pas eu célébration cette année. Mais, des syndicalistes se sont exprimés sur les pesanteurs sociaux et les enjeux de l’heure.

Pour le cas des journalistes, surtout ceux de la presse privée, il n’y a pas fête certes. Mais, des syndicalistes disent qu’on ne peut pas ne pas dire ce qu’on pense de ce qui se passe autour d’eux.

Le secrétaire général du syndicat des professionnels de la presse privée de Guinée a mis ce 1er mai à profit pour dire ce qu’il pense de l’actualité.

« Ce 1er mai, rien n’est prévu comme activité à cause du covid-19. Mais, nous avons entrepris une action auprès des RSF afin d’assister nos confrère victimes de cette pandémie. Donc, nous sommes en train de scanner des dossiers afin d’envoyer a qui le droit pour qu’il bénéfice de cette assistance. Sans la santé, pas de fête » dit il.

Face à la pluralité des sites d’informations en Guinée, Sidy Diallo, choqué, sollicite que la future HAC arrive à prendre ses responsabilités afin de distinguer les journalistes des autres personnes mais aussi à faire en sorte que tous les sites d’information bénéficient des mêmes droits.

Le montant que l’Etat alloue aux médias passe forcément par cette HAC. Donc, elle peut réglementer beaucoup de choses. Il invite les autorités guinéennes à faire en sorte que les taxes et autres redevances qui frappent les médias soient annulées cette année à cause de coronavirus. Cela permettra aux patrons de presse de payer les journalistes qui travaillent actuellement sous la pandémie. Avec tous les risques.

Respecter les mesures sanitaires, limiter les déplacements, favoriser les interviews à travers les téléphones, réduire le nombre d’animateurs dans le studio sont les mesures barrières recommandées par Sidy Diallo. Il a aussi demandé aux patrons d’assister les journalistes surtout pendant cette crise car les dépenses sont plus élevées, pendant ce mois de ramadan, que les autres jours.

Par Alpha Oumar Diallo pour couleurguinee