La semaine dernière, Aboubacar Soumah, le Secrétaire général du Syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée a déclaré que ce syndicat quitte le navire de l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (Ustg). Le motif évoqué ? Le numéro 1 de ce syndicat, Abdoulaye Sow rame à contre sens des volontés du slecg qu’il dessert plutôt au lieu de les renforcer.

Ce mardi, l’accusé s’est exprimé dans les « GG » de la radio Espace Fm. Pour lui, Aboubacar Soumah s’accroche trop aux grèves. Une mauvaise stratégie, martèle-t-il

« On a obtenu le dégel des salaires et tout le contenu du protocole dans lequel on a parlé d’assainissement du fichier de la fonction publique. Et on a donné le pouvoir à Professeur Bano qui a été nommé, avec les enseignants. On a effectué le recensement, les résultats sont sortis. Quand les résultats sont sortis, Aboubacar Soumah s’est empressé de les contester. Je lui ai dit en réunion du bureau de l’Ustg «  travaillons intellectuellement, faisons un tableau comparatif des résultats que vous avez et ceux du professeur Bano. Tout le temps aller en grève, les gens en aurons marre ». explique Abdoulaye Sow, le secrétaire général de l’Union Syndicale des Travailleurs de Guinée (USTG).

Il dit que malgré tous, l’Ustg a pris parti pour le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (Slecg) pour dire qu’ils ne sont pas d’accord avec les chiffres de Docteur Bano. Il dit que malgré tout Aboubacar Soumah a déclenché une grève

« Le bureau exécutif m’a dit Général, il faut organiser une réunion pour que nous puissions nous asseoir et discuter par rapport à la grève déclenchée par le Slecg. J’ai fait un courrier au premier ministre et pour dire que la situation telle qu’elle se présente. Pour la paix, je souhaite que nous nous mettions autour de la table pour discuter. Et il a donné son accord. Nous sommes allés au ministère de la fonction publique, avec l’ensemble des ministres du système. Nous avons démarré la discussion. Nous ne nous sommes pas compris. Nous avons reprogrammé la discussion, au même ministère. Entre temps, nos amis ont été arrêtés et  emprisonnés. J’ai pris la parole, j’ai dit qu’on ne part pas discuter avec vous pendant que nos amis sont emprisonnés. Donc, ça été reprogrammé. Est-ce qu’une seule fois, le camarade Soumah est allé au tribunal ?  Jamais » s’insurge Abdoulaye Sow

« Le camarade Soumah, d’ailleurs que je respecte beaucoup, il ne rêve que de grève. On lui a expliqué les conséquences d’une grève tous le temps. Regardez, aujourd’hui, le secteur de la fédération la FESABAG, c’est la meilleure de la Guinée parce que nous négocions avec nos patrons en intelligence. Nous sommes les partenaires de très bonne foi. Il faudrait dire à Soumah qu’il change de fusil d’épaule, il ne faudrait pas être tout le temps en grève » conseille-t-il

Par Aissatou Bah pour couleurguinee.info