Préfecture en pleine urbanisation, Boffa manque d’eau potable selon ses habitants. Géographiquement, la ville est traversée par le chenal de la fatala qui favorise la montée saline et rend, de facto, l’eau des puits inconsommable. Certains jeunes gagnent de l’argent dans la vente d’eau de forage dans des bidons de 20 litres.

Le bidon se négocie à 1000 fg. Les forages situés un peu loin de la mer échappent à la salinisation, Et c’est en ces lieux qu’on retrouve des regroupements de personnes à la quête du précieux liquide. Des scènes de bagarres y sont fréquentes.  Avec l’urbanisation rapide de Boffa, le problème d’eau potable se pose et portera préjudice aux citoyens si l’Etat ‘n’y prend garde. À part quelques familles qui possèdent des forages privés, c’est la galère pour les Boffakas.

Aujourd’hui,  boffa s’accroit alors que la société des eaux de Guinée y fait figure de parent pauvre.

                                      Ibrahima Kalil Condé à Boffa pour couleurguineé.