Selon ses proches, c’est la volonté de participer au développement de la Guinée et à l’épanouissement de sa jeunesse qui a amené le Belgo guinéen Lansana Bea Diallo a atterrir ce mardi 13 janvier 2020 à l’aéroport international Conakry Gbessia. Il vient pour mettre en place un projet qu’il appelle « Figth For Africa ».  A sa descente d’avion, il est revenu sur l’objectif du projet « Je suis en Guinée pour un grand projet qui s’appelle Figth for Africa et il sera maintenant concrétisé notamment à travers le dernier combat que j’ai fait en Belgique » dit-il

L’objectif de ce projet, c’est sensibiliser, mobiliser, mettre des outils en place, dit-il, principalement pour donner des formations et des outils de savoir-faire aux jeunes de Guinée, pour qu’ils ne partent plus en Europe, pour qu’ils ne partent plus aux États-Unis mais qu’ils restent ici et développent vraiment leur pays. On va créer notamment une ONG jeune ou une fondation qui porte mon nom mais aujourd’hui qui va s’appeler « Figth For Africa ». L’autre objectif ce n’est pas seulement en Guinée, mais c’est mettre en place un outil transversal sur toute l’Afrique.  On va trouver un moyen pour stabiliser les jeunes face à l’immigration tout en restant dans leur pays d’origine. C’est vraiment ce combat que je veux mener aujourd’hui »

Député du parlement de la région de Bruxelles-Capitale depuis le 29 juin 2004, le boxeur Bea Diallo a arrêté le parlement dit-il pour consacrer le reste de sa vie au combat de l’Afrique.

« J’ai arrêté le parlement. Je suis encore un élu local parce que je veux maintenant consacrer le reste de ma vie à ce combat donc le combat pour l’Afrique et principalement pour la Guinée. Je vais faire comprendre à tous les dirigeants africains, particulièrement chez nous, que notre matière première, ce n’est pas la bauxite, l’or, le diamant ni le fer ce n’est pas tout ce qu’on a envie d’exploiter au niveau du sous-sol, mais c’est cette jeunesse qui est aujourd’hui une vraie force de ce pays et dont il faut doter d’outils pour développer ce pays » a-t-il expliqué.

Ce projet à long terme ne se limitera pas à Conakry mais se poursuivra dans les différentes villes de la Guinée en construisant des centres de formation promet Bea Diallo

Cet élu belge pense que le changement de la Guinée ne viendra pas du politique mais du peuple. « Tant qu’on se mettra dans une dynamique où on va se dire que c’est le politique qui changera ce pays, il ne changera jamais, c’est des gens comme nous qui pourront changer et cette génération doit prendre sa responsabilité en disant mettons des projets en place et le gouvernement sera obligé de vous suivre » conseille-t-il.

                                                                                             Par Mamadou Alimou Diop pour couleurguinee

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