Malgré l’annonce de la présidence de la République relative à l’allègement des mesures restrictives liées au transport urbain et interurbain, les 1500 fg par tronçon ne sont toujours pas respectés. Les citoyens continuent toujours à payer 3000 fg par trajet. Parfois les prix se négocient même entre chauffeurs et voyageurs.

De Conakry à Kindia, le transport coûte 60.000fg contrairement au prix habituel qui était  30.000fg. C’est le même cas pour Conakry-Mamou où les citoyens paient 100.000fg au lieu de 70.000fg, le tarif habituel. De Conakry à Labé, l’ancien tarif était à 120.000fg, le prix du transport et on fait payer 160.000fg au passager soit 40.000fg de plus.

A la gare routière de Bambeto, les chauffeurs justifient cette situation par plusieurs facteurs. « Le prix ne peut pas revenir à la normale pour le moment. Les barrages sont toujours maintenus. On nous fait payer beaucoup d’argent. Pour un véhicule de 6 places, le syndicat nous dit de prendre seulement 5 passagers. 1 devant et 4 derrière. Pour un véhicule de 9 places, on nous dit de prendre 7 passagers. A cela, s’ajoute le mauvais état de la route. Quand on revient d’un voyage, il faut aller au garage pour l’entretien donc il y a énormément de frais » ont-ils déclaré.

Tous les citoyens rencontrés accusent le syndicat d’être complice de cette situation et exigent que les prix reviennent aux tarifs habituels.

Par Mamadou Baïlo Diaguissa Sow pour couleurguinee.info