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Guinée-Décision de la Cour Constitutionnelle : Un avocat de l’opposition réplique !

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Dans un arrêté publié le 27 janvier, la Cour Constitutionnelle a rejeté la requête des partis politiques de l’opposition contre le processus électoral en route pour les élections législatives. La Cour parle d’un rejet pour défaut de qualité de requérant.

Elle justifie ce refus par l’article 44, alinéa 5 de la loi organique relative à son organisation et à son fonctionnement qui dispose. Citation : « Les requêtes déposées devant la cour doivent avoir pour auteur les requérants eux-mêmes. Il est inadmissible qu’elles soient rédigées par un représentant ». Fin de citation.

Ce mercredi, Me Amadou Diallo, avocat, député à l’assemblée nationale et Président de la commission des lois est intervenu dans l’émission « Les Grandes Gueules » de la radio Espace Fm. Pour contester cette sortie de la Cour Constitutionnelle. Il déclare ne pas être déçu par cette décision. Mais, plutôt déçu pour la Guinée

« Le recours électoral que nous avons fait n’est pas dans l’intérêt privé. Il est fait dans l’intérêt public. On a une mission d’intérêt générale » affirme- t-il

Il rappelle que la Cour constitutionnelle, pour rejeter leur recours a invoqué une procédure qui est prévue pour le contentieux constitutionnel.
«  L’article 44 qu’elle a visé est relatif au contrôle de constitutionnalité des lois et des engagements internationaux. La cour n’avait pas à invoquer cet article. La décision manque de base légale, une insuffisance de motif » réplique Me Amadou Diallo.

Il précise que selon la règle internationale, en dehors des matières pénales, l’avocat n’a pas besoin même de justifier un mandat. Il peut représenter son client. En matière pénale cependant, il ne peut pas le représenter, mais il l’assiste.

Cet avocat dit qu’il déplore le fait que la Cour Constitutionnelle a cité l’article 142 du code électoral qui n’a rien avoir avec le contentieux. Car, fait-il remarquer, l’article 142 ne concerne que la déclaration de candidature.
Il prévient qu’ils ne s’arrêteront pas là et qu’ils vont saisir toutes les procédures légales pour avoir gain de cause.

Pour rappel, la requête des principaux partis politiques de l’opposition (Ufdg et Ufr en tête) demandait à la Cour constitutionnelle de sommer la ceni de respecter la loi et de régler le problème de fonctionnement interne qu’il y a au sein de cette institution électorale.

                                                                                                    Par Kadiatou Cherif Baldé pour couleurguinee

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