Fin janvier, Hadja Djene Kaba, la Première Dame de la République de Guinée a été la première mère vaccinée contre le tétanos. C’était à la faveur de la campagne de vaccination contre le tétanos maternel et néonatal initiée par les autorités en charge de la santé, appuyées par l’OMS, l’UNICEF. Cette campagne visait 3 millions de femmes âgées de 15 à 49 ans dans les 38 districts sanitaires du pays, soit environ 80% de femmes en âge de procréer dans les districts à risques au cours des activités supplémentaires de vaccination.

Les statistiques ne sont pour l’instant pas disponibles, mais il est aisé de constater qu’une bonne frange du public ciblé a boudé ce vaccin. Le motif : On ne sait où elles sont parties chercher l’idée selon laquelle, ce vaccin contient une substance qui rend les femmes stériles. Cette rumeur distillée dans la capitale Conakry et en province a amené la moitié de la population féminine visée à refouler ceux qui vaccinaient.

Certaines dames sont allées jusqu’à dire que ce vaccin est un poison qui vise à réduire le nombre de femme en Guinée. Les vieux démons qui reviennent, distillés par des foyers en Guinée qui empêchent même leurs progénitures (nouveau-nés, enfants, adolescents) à prendre des vaccins sous des prétextes divers et variés. Certains de ces foyers s’opposent aux vaccinations de leurs femmes lorsqu’elles sont en grossesse. Et lorsqu’ elles accouchent, les maris leur demande de refouler toute injection et toute forme de sérum ou de liquide. C’est une forme de résistance qui prend des proportions inquiétantes en Guinée. Des observateurs invitent les autorités guinéennes à lutter contre ce fléau pendant qu’il est temps.

                                                                                 Aïssatou Alhassane Diallo pour alerteguinée

 

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