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Guinée : Des hommages à Kelefa Sall

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La disparition de M. Kelefa Sall, Président de la Cour constitutionnelle jusqu’en septembre 2018 a ému l’opinion. Cellou Dalein Diallo, le chef de fil de l’opposition a fait observer une minute de silence à la mémoire du defunt.

« Nous avons perdu un grand patriote aujourd’hui. Kelefa Sall n’est plus. Il n’a pas pu survivre à l’injustice, à la brutalité. Au coup de force dont il a été victime de la part d’Alpha Condé. Il est décédé ce matin d’une crise. Nous sommes tous triste. Nous allons prier pour le repos de cet homme de conviction. Pour ce magistrat brillant qui a eu le courage de ses convictions ».

Le magistrat Doura Cherif était à la maison mortuaire. Il a dit toute son émotion face à la perte d’un collaborateur. « Nous avons été des collaborateurs. Nous avons longtemps collaboré ensemble. Ce que j’ai retenu de lui, c’était vraiment un magistrat intègre et courageux. C’est avec beaucoup de peines que j’assiste à ses obsèques. Il avait le temps de servir son pays. L’occasion pour moi de présenter mes condoléances à toute la famille judiciaire ». Abdourahmane Sanoh, le Président de la Pcud et coordinateur du Front National de Défense de la Constitution se dit ému.

« L’homme a laissé dans la mémoire collective un souvenir immense de démocrate, d’homme honnête. De quelqu’un de responsable qui peut assumer ses convictions, et qui voulait faire en sorte que notre pays puisse consolider sa démocratie »

Pour mémoire, Kelefa Sall a été remercié de la fonction de Président de la Cour constitutionnelle en septembre 2018. Les membres de la Cour l’ont accusé d’avoir mal géré les ressources de l’Institution. Ce magistrat a fait parler de lui en 2015, lorsque en recevant le serment du Président Alpha Condé, élu pour un second mandat et dernier mandat de 5 ans, ce magistrat avait entonné « Monsieur le Président, Gardez-vous de succomber à la mélodie des sirènes révisionnistes ».

Il faisait justement allusion à toute tentative de tripatouillage de la Constitution de 2010. C’est comme s’il avait été un mage qui voyait ce qui se profile actuellement à l’horizon en Guinée. C’est-à-dire cette tentative de promotion d’une nouvelle constitution qui pourrait remettre les compteurs à zéro et ouvrir la voie à une 4ème république et un troisième mandat présidentiel.

Jusque dans la soirée de ce samedi. Aucune annonce gouvernementale ou familiale concernant les obsèques de ce magistrat n’était audible.

                                                                                               Saran Camara pour couleurguinee

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