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Guinée : Des parents des victimes de la marche funéraire témoignent

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Le cortège funèbre d’hier lundi 04 novembre 2019 s’est soldé par au moins deux morts et plusieurs blessés par balles. Nous avons receuillis dans les maisons mortuaires des témoignages des proches et parents des victimes.

A Koloma, Moundiourou Bah, neveu de Cherif Bah élève de la 8ème année, âgé de 15 ans , nous  a confié que son oncle a été touché au niveau de la poitrine. Que la balle aurait traversé sa poitrine

« Le matin, je l’ai laissé à la maison avec ma grand-mère pour partir au boulot. Quelques temps après, on me fait savoir qu’il y a la pagaille à Bambeto. J’ai directement demandé à mon chef de m’accorder une permission pour me rendre à la maison. Quand je suis arrivé à la maison, c’est tout un monde que j’aperçois devant notre maison. Après, j’ai directement compris que quelque chose n’allait pas. C’est en ce moment qu’on m’a dit que mon oncle a reçu une balle à sa poitrine et qu’il a été évacué chez Dr Bissiriou à Cosa. Comme la route était barricadée, nous n’avons pas pu nous déplacer. Mais, nous avons pu joindre des jeunes qui étaient avec lui et qui nous ont fait savoir qu’il a été transféré à l’hôpital Ignace Deen par le Croix Rouge. J’ai demandé aux jeunes est-ce que la balle a effectivement traversé sa poitrine on me confirme « oui ». J’ai compris que mon oncle allait succomber. Et à 19h,  on m’appelle pour me dire qu’il a rendu l’âme »

En ce qui concerne l’inhumation, il dit qu’ils ne peuvent décider autrement, qu’ils attendent la suite.

A Bambeto, le jeune Abdoul Rahim Diallo couturier âgé de 18 ans a été touché au ventre par une balle. Il a succombé lui aussi à sa blessure. Son oncle Mamadou Oury Diallo explique comment tout cela est arrivé.

« J’étais en ville lorsqu’on m’a appelé pour me dire qu’on a tiré sur mon fils. Des heures après, on m’appelle pour me dire qu’il a été évacué à Ignace Deen et directement je me suis rendu là-bas. Après avoir patienté plusieurs heures à l’hôpital, on me fait comprendre que le petit est décédé. Et c’est vérifiable qu’il a reçu une balle au ventre »

Des policiers étaient venus nuitamment à la maison dit-il pour les disperser témoigne ce parent de victime.

«  Quand les imams, les sages et les voisins sont venus chez moi pour les condoléances d’usage, des policiers sont venus encore nous jeter 4 bombes gaz lacrymogènes. Ils nous ont demandé de rentrer immédiatement et les chaises qui étaient dehors n’ont pas échappé. Ils les ont tous cassées. Pour moi, c’est un règlement » s’insurge-t-il.

 

Témoignages recueillis par Mamadou Alimou Diop pour couleurguinee

 

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