Les membres du FNDC se sont réunis ce vendredi au siège de la PCUD. Ils ont constaté et annoncé la mort d’une autre victime des balles du 14 novembre dernier. Mamadou Billo Bah, le chargé des opérations par intérim s’est adressé au groupe :

« C’est un sentiment de frustration, un sentiment de révolte que nous avons par rapport à ce qui est en train de se passer dans le pays supposé être dirigé par un professeur de droit. Le professeur Alpha Condé lorsqu’il était dans l’opposition, il nous a vendu des rêves d’un État de droit, de justice et d’un État démocratique et ce même opposant historique devient président et il se permet à réprimer dans le sang des marcheurs qui sont sortis exprimer leur opposition catégorique  aux velléités de changement de la constitution. Donc c’est avant hier que le jeune a succombé malgré tous les efforts fournis par les médecins pour lui sauver la vie. Parce qu’ils avaient procédé à une intervention chirurgicale. Malheureusement il n’a pas survécu » s’est-il plaint.

Maître Thierno Souleymane Barry, avocat à la cour a décliné le but de cette rencontre : « On a reçu l’appel du FNDC dans nos cabinets. Il y a eu des gens qui sont venus pour nous expliquer qu’ils ont perdu leurs motos lors de la marche. Pour certains, les motos ont été arrachées et amenées dans diverses destinations. Certains parlent de commissariats, d’autres des escadrons. Il y a même un cas. Lui, il a été frappé à l’œil, il est sous bandage. D’ailleurs, c’est le premier cas emblématique et en même temps il dit  que quand il est tombé, lorsqu’il s’est retrouvé, il n’a plus revu sa moto » a dit cet avocat qui annoncé qu’une plainte sera déposée pour exiger la restitution de ces motos.

                                                                                               Par Aïssatou Diallo pour couleurguinee

Facebook Comments