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Guinée : Deux journalistes détenus puis libérés après un coup de fil.

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Le 28 septembre, Salimatou Diallo journaliste reporter du site d’information générale Guineematin.com et Ibrahima Sory Camara un cadreur d’Espace TV ont été interpelés par des agents de la CMIS alors qu’ils assuraient la couverture médiatique du carnaval d’un mouvement appelé « Mouvement Sékhoutoureiste ». Les membres commémoraient « le NON du 28 septembre 1958 ».

« On a quitté le rondpoint Belle vue. Direction le stade du 28 septembre. Arrivé au niveau de Dixinn Oasis, on a vu des agents de la police barrer la route avec des Pick-up. Ils ont échangé avec les carnavaliers puis ça a dégénéré. Ces agents ont lancé des bombes lacrymogènes, les membres du mouvement se sont dispersés. J’étais en train de prendre des images, le commissaire du commissariat de police qui se trouve au niveau de Dixinn Terrasse s’est dirigé vers moi et m’a dit « Allez-y, montez ». Je lui ai dit que j’étais journaliste, chose qui était visible parce que j’avais ma caméra accrochée au cou et mon dictaphone en main. Il a insisté. J’ai répété que je suis journaliste et que je faisais mon travail. Il m’a répondu :  » Je m’en fou, je vous dis de monter ». Je suis finalement montée avec d’autres membres du mouvement. Ils nous ont débarqués dans la cour du commissariat. Etonnée, ne comprenant pas ce que j’ai fait pour qu’on m’arrête, je pose la question aux agents. Mais, personne ne me répond. Ils m’ont dit de donner mon nom, je l’ai fait. Ils l’ont mentionné sur une feuille » a expliqué Salimatou Diallo, la journaliste de Guinée matin.

Les journalistes sont restés détenus pendant 1heure et demi. C’est après, selon des explications que ce commissaire de police a reçu un appel, il a tendu son téléphone à Salimatou Diallo.

L’interlocuteur lui a dit  » Bonjour Madame, c’est le directeur. Vous savez, ce qui est arrivé c’est normal, ça arrive parfois. Mais, je vous demande pardon. Si on vous a frustré, je vous demande pardon ». Puis, il a raccroché. Le commissaire Dansoko a fait face à la journaliste et lui a dit :  » Vous pouvez partir ». Je lui ai dit « Je ne sais toujours pas pour quel motif vous m’avez embarquée. Il m’a fait dos et a vaqué à ses occupations. Je suis sortie pour rentrer à la rédaction » a expliqué Salimatou Diallo de Guineematin.com

Les membres du mouvement Sekoutoureiste détenus aussi ont été aussi libérés vers 18h ce 28 septembre.

                                                                                                              Par Mamady Chérif pour couleurguinee

 

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