Notre pays la Guinée traverse un moment difficile, spécifiquement lié à notre Constitution. Au début, ce problème était dû au changement de la norme supérieure voulu par le Gouvernement.

Depuis le 06 Avril 2020, date de promulgation de la Constitution votée le 22 Mars 2020, un nouveau problème surgit sur le plan national.

Ce qui est de la falsification de la nouvelle constitution, on ne le dira jamais assez, c’est un acte irrespectueux de la volonté populaire qui a gangréné la crise socio-politique et qui continuera de défrayer la chronique dans notre Pays. Mais avant, faisons un aperçu ramassé sur la notion de constitution.

La Constitution est un ensemble de textes qui prévoient l’organisation et la composition des institutions républicaines qui composent un Etat et leur interconnexion les unes envers les autres. Elle est considérée comme étant la norme hiérarchique la plus élevée au sein des ordres juridiques. C’est donc un outil permettant de fixer le cadre général au regard de l’organisation d’un État.

C’est ainsi que la Constitution permet l’organisation effective des différents pouvoirs (publics) que comporte l’État en prévoyant une séparation entre le pouvoir législatif – le pouvoir de faire la loi, le pouvoir exécutif – chargé d’exécuter les lois et de les mettre en oeuvre – et le pouvoir judiciaire – contrôlant l’application de ces lois. Cette séparation participe donc de l’équilibre des pouvoirs au sein d’une société démocratique et est ainsi utilisée dans les sociétés représentatives à des degrés plus ou moins étendus.

Le respect des droits des citoyens consiste pour moi une partie primordiale en matière de constitutionnalité, car la finalité d’une loi serait d’une part la protection des citoyens et leurs biens contre les abus, l’épanouissement de chacun dans ses tâches quotidiennes, l’égalité de tous devant tout.

Depuis des lustres, les Guinéens vivent avec une complexité d’expression et de manifestation des droits les plus élémentaires.

L’égalité des citoyens devant la loi, qui est l’un des principes fondamentaux du droit, est devenu est mythe dans notre pays.

Aujourd’hui, on a tendance à croire que la constitution est rédigée seulement pour limiter le nombre de mandats des Présidents, seulement rédigée pour ne pas être modifiée, en oubliant ceux pour qui la constitution a été faite. Mis à part son rôle de régulation des organes de l’Etat, elle pose par exemple le fait du suffrage universel, la source de la légitimité et accorde à chacun le droit de faire entendre sa cause devant un tribunal indépendant. Elle permet ainsi d’écarter l’arbitraire en donnant à tous les citoyens la possibilité de connaître les différents organes de l’État.

Pour ce faire, il faut, qu’au lieu de manifester pour ou contre la falsification d’une constitution brigandée, pourquoi nous ne pourrions pas nous unir, se lever, et dire non à cette violation flagrante de nos droits constitutionnels (égalité, liberté, sécurité..).

C’est pourquoi nous, membres du PLP, militons pour le respect des droits des citoyens, c’est à dire ceux qui ne savent pas ce que c’est que la constitution, qui souffrent peu importe le régime politique.

Allons-nous donner l’impression que les lois et la constitution sont faites pour les riches ?

Alpha MARA

S.N. aux Affaires Juridiques de PLP

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