C’est dans l’enceinte du groupe scolaire « Balouta » situé à Kaporo-rails que les membres du collectif des victimes du déguerpissement se sont rencontrés le 7 juillet 2019. Deux pancartes étaient affichées à l’entrée et à la sortie de l’école. Deux pancartes qui en disent long sur leur situation.

Les citoyens de Kaporo-rails, Kipé 2 et Dimess se sont demandé pourquoi c’est toujours eux qui sont victimes de l’Etat guinéen lorsqu’on parle de casses de biens.

Ils ont écrit sur une autre pancarte « Une maison est une vie » « Nous réclamons vérité et justice ». Ils ne manquent pas de clamer leur révolte, leur indignation face à ce qui se passe actuellement.

Ces victimes ont observé une minute de silence à la mémoire de feu Souleymane Taran Diallo, défunt maire de Ratoma. Le conférencier du jour a tenu à remercier l’ensemble des victimes qui, selon lui, répondent toujours à l’appel dès que le besoin se fait sentir. Et place aux chiffres qui se présentent comme suit.

Familles déguerpies 1204. Personnes impactées 19219. Villas 1299. Etages 14. Annexes 456. Un marché. Un cimetière. Ecoles 13. Elèves 3641. Nombre d’élèves candidats 641 dont 88 élèves au BAC, 92 élèves au BEPC, 86 examen d’entrée en 7ème année. Mosquées 12. Boulangeries 10. Centre culturels 6. On cite une chambre froide. Deux Eglises, et 13 usines de glaces. C’est la somme des dégâts causés par les bulldozers.

« Vous avez appris que nous avons des dons. Oui, bien sûr. Mais, dans le partage, tout le monde n’a pas eu. Parce que, ce qui est venu ne pouvait arranger tout. Donc, nous allons par secteur. Ceux qui n’ont rien eu doivent encore patienter. Quand il y aura d’autres dons, c’est eux qui vont avoir. Nous sommes quand même en mesure de dire que 60% des victimes de casses ont bénéficié de ces dons » a dit le conférencier. Le collectif a aussi expliqué aux membres comment leur argent est utilisé.

              Alpha Oumar Diallo pour couleurguinee

 

 

 

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