Faya millimono, le président du parti Bloc libéral et 29 autres membres de cette formation politique ont arrêté le 8 décembre aux environs de 18 heures, la grève de la faim qu’ils avaient débutée le mercredi 5 décembre. Quatre jours de privation pour exiger le retour des élevés, du secteur public, en classe. Ils ont aussi demandé le démantèlement de la troupe mixte et ses tentes dans la partie de la capitale guinéenne appelée « axe de la démocratie ». Tous les mouvements de protestations politiques sont soutenus, dit-on, par des habitants de cette partie de la banlieue de Conakry.

« Nous tirons une satisfaction morale de cette action qu’on a menée contre l’arbitraire » a dit dimanche 9 décembre Faya millimono. 50 militants et responsables ont démarré la grève de la faim le 5 décembre. Mais, dans la soirée, un débarquement musclé de la police anti-émeute pour démonter les tentes des grévistes à l’esplanade du stade du 28 septembre, située dans la proche banlieue, a essoufflé certains membres

« Des médecins qui nous suivaient ont recommandé ce jour à 15 d’entre nous de ne pas poursuivre compte tenu de leur niveau d’affaiblissement dû à la descente policière » a témoigné l’opposant Faya Millimono qui rajoute que 5 autres membres ont dû arrêter la grève le 6 décembre. C’est finalement 30 sur les 50 qui sont allés jusqu’au bout.

Mais, ce qui est remarquable, selon ceux qui ont côtoyé le groupe durant les quatre jours, c’est l’indifférence des autorités guinéennes. « Ils n’ont reçu aucune autorité gouvernementale ni à l’esplanade du Palais du peuple, ni à la devanture de l’Université de Conakry, encore moins au siège de la partie. Les autorités guinéennes sont insensibles aux de la faim » a fait remarquer un acteur de la société civile. Une affirmation confirmée par le Bloc libéral

Le groupe dit avoir cependant reçu des coups de fils de représentations diplomatiques. Pour des encouragements

Selon toujours le président du parti Bloc libéral, une forte délégation du Slecg syndicat libre des enseignants et chercheurs de Guinée (Slecg) conduite par Aboubacar Soumah, le chef de fil de la grève des enseignants guinéens, est allée au siège pour encourager les militants et responsables qui observaient la grève de la faim.

« Cette visite de ce syndicat est tout un symbole pour nous » a conclu Faya millimono