Ce mardi 03 Décembre, les Guinéens ont fêté la journée internationale des personnes handicapées. L’occasion a été mise à profit pour l’inauguration d’un centre d’apprentissage de métiers à la cité de solidarité

Ils sont Guinéens. Ils ont des enfants, des besoins. C’est pourquoi, ils peuplent les rues, les mosquées et les lieux publics à la quête de la pitance quotidienne. Ce mardi, on les a fêtés. Le Président Alpha Condé était à la Cité de solidarité, au chevet de cette couche vulnérable abandonnée à elle-même et à la stigmatisation quotidienne

  1. Tounkara, maitre chef section soudure et chaudronnerie de la cité Solidarité est marié à deux femmes et père de 7 enfants. Il a été rendu infirme par un accident de la circulation. Mais, il ne voit pas son handicap comme un frein à son épanouissement et à son travail

« Le handicap, c’est le cœur, c’est la société qui rend la personne handicapée sinon si toi même tu te considères valide tel sera le cas. Aujourd’hui, nous pouvons faire tout ce que les personnes valides peuvent faire. Il ne faut jamais céder à la stigmatisation et beaucoup parmi nous sont traités d’arrogants mais c’est le comportement de la société envers nous qui nous pousse à nous défendre ainsi « ajoute-t-il.

Mariama ciré Camara couturière, vivant dans la cité de solidarité dit avoir décidé de d’apprendre un métier au lieu de se livrer à la mendicité afin de donner une chance à ses enfants de ne pas se retrouver dans la rue. De vivre épanouies comme les autres enfants valides

« Lorsque j’ai commencé à apprendre la couture, les gens se moquaient de moi. Mais, aujourd’hui grâce à l’aide que nous recevons dans cette cité et à mon activité, mes 3 enfants sont scolarisés; Nous ne nous sommes pas livrés à la mendicité, c’est Dieu qui nous a créé ainsi. Donc, pourquoi se croire inférieur aux autres valides, nous devrions juste accepter notre état, faire un métier qui nous convient » a-t-elle confié

Nombreux sont ceux qui n’ont pas cette chance d’être recueillis dans un centre ou qui ne bénéficient pas de l’aide et qui sont contraints d’être dans la rue. D’autres accompagnés par leurs enfants qui servent de guides, c’est le cas Mabinty Bangoura

« Je n’ai pas les moyens de payer une location de maison. Mes enfants et moi sont obligés de dormir dans la rue. Et pour nous nourrir ou nous soigner, nous sommes obligés de mendier. Je voudrais vraiment que mes enfants aient la chance d’étudier. Mais, je n’y peux rien par faute de moyens » exprima t’elle

Les enfants handicapés de Guinée ont saisi cette opportunité pour lancer un appel aux dirigeants du pays. Pour attirer leur attention sur une forme d’injustice dont sont victimes plusieurs enfants handicapés et pauvres; Une forme d’injustice souvent encouragée de manière insidieuse disent-ils

                                                                                                                 Par Mariame Diallo pour couleurguinee

 

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